“ Sans lâcher le volant du changement de marche, le mécanicien ne quittait plus la tringle du sifflet, sifflant d'une façon presque continue, par prudence, d'un sifflement de détresse qui pleurait au fond de ce désert de neige. ”
Sifflement
Définition et enjeux
Le sifflement désigne un son aigu produit par le passage de l'air à travers un orifice étroit. Ce phénomène, étudié par divers auteurs, révèle des facettes multiples : Émile Zola l'utilise comme métaphore de détresse dans La Bête humaine, tandis que René Myrial examine sa physiologie.
Adolphe Guénon en aborde les aspects psychologiques, et Hilarion Ballande propose des méthodes de correction. Des ouvrages encyclopédiques ou linguistiques, comme ceux de d’Alembert ou Cambresier, en expliquent les origines. Ce concept, interdisciplinaire, relie le langage, la médecine et la littérature.
Citations sur “sifflement”
René Myrial, Éducation et rééducation vocale d'après la physiologie expérimentale (1906)
“ Les sifflantes sont s, z, x. La langue en est le principal instrument. Cet organe, pour les produire, s'applique au palais et, par là, comprime fortement le souffle qui, ne s'échappant qu'avec peine, forme cet espèce de sifflement dont elles empruntent le nom. ”
Adolphe Guénon, L'âme du cheval... : étude de psychologie comparée (1901)
“ Le sifflement doux et monotone attire toute l'attention du sujet sur l'ouïe et, en vertu de cette loi psychologique que la concentration de l'activité nerveuse dans une direction entraîne la diminution de l'activité dans les autres directions, cette concentration supprime le ténesme et la miction s'opère librement. ”
Hilarion Ballande,
H. Ballande. La Parole, ou l'Art de dire et d'exprimer…
(1868)
“ Pour se corriger du sifflement, il faut donc étudier avec soin quelles en sont les causes; s'il est produit par la séparation des dents, on se corrigera en plaçant le bout de la langue sur la séparation même ; s'il y a plusieurs sépa rations, il faudra s'étudier à diriger l'air sur la plus grande, qu'on bouchera avec la langue; s'il tient à ce que quelques dents dépassent les autres, on les fera limer ; s'il n'est que l'effet d'une mauvaise habitude, on mettra la lettre s devant tous les exercices qui vont suivre et l'on parviendra très-vite à ne plus siffler. ”
Gustave Toudouze,
Madame Lambelle
(1880)
“ A mesure qu'il constate les progrès du mal, appliquant son oreille sur le trajet de la trachée pour mieux percevoir le sifflement laryngé, l'étonnement se peint plus visible, plus accentué, dans ses traits. ”
Jules Claretie,
Brichanteau comédien
(1913)
“ On a beau laver un affront, il est désagréable de le subir. Je faisais mon plan de campagne : s'il siffle, je riposte par telle ou telle phrase, celle-ci par exemple : <' Le sifflement de la vipère ne vaut pas le sifflement du lasso d'un honnête homme. ”
Louis-Frédéric Rouquette, Le Grand Silence blanc
“ Non, nous coupons la route à ces damnés animaux avant qu’ils soient dans les eaux britanniques. Les coups de sifflet se succèdent qui parlent dans la nuit. Un cri plus long... puis le sifflet pousse un hurlement continu. C’est le cri de victoire. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Imiter avec la bouche le bruit du sifflet. Voyez l’article Sifflet ; on produit ce bruit avec le sifflet même. Le merle siffle, le serpent siffle. On siffle un oiseau ; on siffle à quelqu’un sa leçon. ”
Eugène Sue,
Martin l’enfant trouvé ou les mémoires d’un valet de chambre
“ La transition est brusque et vous étonne ;... j’y comptais. — Brusque ? la transition ? mais non, pas trop, — dit Scipion en reprenant son sang-froid un moment ébranlé ; — de la haute comédie, nous passons au drame, et du drame à la maison de correction ; c’est un peu Gazette des Tribunaux,... voilà tout. — Oui,... et je veillerai ferme à ce que votre nom ne figure pas un jour dans ce journal,... quoique ce nom ait été celui d’un misérable aubergiste, — dit le comte avec amertume. — Si ridicule que vous semble ce nom, il ne sera pas, du moins, entaché d’infamie. Ah ! ”
R.-H.-J. Cambresier, Dictionnaire walon-françois
“ Huflé siffler, v. n. Former un son aigu en serrant les levres en rond & en poussant son haleine, il siffle bien fort, siffler pour avertir quelqu’un, pour appeller quelqu’un. On dit fig. il n’a qu’à siffler, pour dire, qu’il n’a qu’à faire connoître sa volonté pour être obéi, il est du style fam. Siffler se dit aussi du son aigu que forment quelques animaux, comme les serpents, les cignes, les oies, &c. quand ils sont en colere, on entendoit siffler les serpents. ”
Gustav Nieritz,
Le Sifflet magique, ou les Enfants de Hameln…
(1851)
“ Cependant, dites-moi ce qui est arrivé avec mon sifflet. Entre les mains de qui se trouve-t-il à cette heure? — Quel singulier personnage ! se disait à luimême le prévôt : ce n'est pas sa liberté, ni son chien, ni ses rats, taupes ou mulots qui l'occupent; il ne songe qu'à son sifflet. — Votre sifflet, dit-il tout haut, étant cause de toute cette affaire qui vous a fait mettre en prison a été saisi avec le reste de votre bagage. Cependant je ne l'ai point en ma possession ; mais je présume qu'il est sous clef chez M. le bourgmestre. ”
Vitold-Alexandre-Ollivier Boreiko de Chodźko, Mémoire d'un contribuable dupé… (1879)
“ Soudain, à ce coup de sifflet fort innocent, répondent mille sifflets d'une stridente énergie. Chaque spectateur a cherché une clef dans sa poche, en criant avec ensemble: à la porte, Simius ! et toutes les clefs sont subitement devenues par voie de sélection d'impitoyables sifflets! ”
Lorédan Larchey,
Dictionnaire historique d’argot…
“ SIFFLET : Gosier. — Comparaison facile à deviner. Vidocq donne aussi sifflet pour voix. — « Qu’en te coupant le sifflet, quelqu’un délivre le royaume. » (La Nouvelle Mazarinade, 1652.) SIFFLET D’ÉBÈNE : Habit noir. Allusion de forme et de couleur. — « Tous font leur entrée revêtus du classique sifflet d’ébène, lisez habit noir. » (Figaro, 77.) SIFFLET (se rincer, s’affûter le) : Boire. — « Là, plus d’un buveur venait se rincer le sifflet. » (Colmance.) — « Faut pas ! aller chez Paul Niquet six fois l’jour s’affûter le sifflet. » ”
Armand de Pontmartin,
Souvenirs d'un vieux critique. Série 2
(1881-1889)
“ Si le public routinier nous siffle, tant mieux ! Beaumarchais, Rossini, Balzac, Hugo et Dumas ont été sifflés. Le sifflet est comme la solitude ; il affaiblit les faibles et fortifie les forts. Or je suis très fort, quoique très modeste. ”
Alphonse Karr,
La Pénelope normande, par Alphonse Karr…
(1855)
“ A ce moment j'entendis un coup de sifflet répété trois fois. — C'était évidemment un signal. — Elle frissonna; — je la regardai. " --- Quelle folie ! dut-elle, --- n'ai-je pas eu peur! Voilà ce que c'est que de lire de mauvais livres. — J'oubliais que nous vivons dans une sorte d' Arcadie malhonnête, où le vol se contente de s'exercer sous la forme prudente du commerce. — Je prenais ces coups de sifflet pour un signal de voleurs. —, Allez-vous-en bien vite. ”
Gustav Nieritz,
Le Sifflet magique, ou les Enfants de Hameln…
(1851)
“ Son corps, devenu l'esclave des 14. 246 LE SIFFLET MAGIQUE. passions, s'affaiblit et se déforme; son oeil, vif et brillant, devient terne et peu clairvoyant, et son teint, blêmi par des plaisirs immodérés, est une image exacte de la mort. Les rides du chagrin couvrent son front; pas un sourire de joie naïve et sincère ne vient se montrer sur ses lèvres. Il réunit toutes ses forces pour éviter le mal; mais, au beau milieu du chemin de la vie, il reste pétrifié. ”
Gustave Flaubert,
Correspondance de Gustave Flaubert
“ Tu me dis de bien belles choses sur la Sylphide et son activité. Le remuement que certaines gens se donnent vous occasionne le vertige, n’est-ce pas ? Voilà à quoi se passe la vie, à un tas d’actions imbéciles qui font hausser les épaules au voisin. ”
“ Le sifflet est le courant d’air pur qui déchire ces nuages dont le trissotimisme obscurcit perpétuellement l’intelligence et souvent jusqu’à la conscience du public. Frappez sur l’outre bien gonflée, elle résiste ; le marteau ne produit pas même un vain bruit ; percez-la d’une épingle, et fut-elle grosse à cacher les montagnes, en un rien de temps ce sera fait. On dit à présent que le ridicule en France ne tue pas. ”
Gustav Nieritz,
Le Sifflet magique, ou les Enfants de Hameln…
(1851)
“ A cette voix qui parlait avec autorité, la foule se rangea et un bambin d'une mise soignée, d'une physionomie goguenarde, se montra, s'efforçant d'arriver jusqu'à la cage où tout à l'heure les petits animaux faisaient leurs merveilleux exercices. Au signal donné par un dernier coup de sifflet, les acteurs de l'étranger cessèrent leurs manoeuvres pour se reposer. — Hé! jeune Gilbert, s'écrièrent ensemble plusieurs voix, c'était cela qu'il aurait fallu voir ! Imaginez-vous que tous ces petits animaux ont dansé et manoeuvré comme auraient pu le faire des hommes. Oh! cela est vraiment prodigieux. ”
Amédée Thierry,
Récits de l’histoire romaine au Ve siècle
“ Non, je ne mourrai point, répond la vaillante fille aux consultations de la science, car mon mal n’est pas un mal ordinaire. Je sens comme un souffle embrasé qui circule dans l’air et consume mes membres. ”
Antonin Artaud,
Le théâtre et son double
“ Et ce souffle nous le localisons, nous le répartissons dans des états de contraction et de décontraction combinés. Nous nous servons de notre corps comme d’un crible où passent la volonté et le relâchement de la volonté. ”
Armand Silvestre,
Contes de derrière les fagots, par Armand Silvestre…
(1886)
“ Le frôlement de son bras sur le mien m' emplit de frissons exquis , et je ne sais rien de plus doux et de plus cruel , à la fois , que les tortures qui me viennent de ce sentiment despotique et toujours inassouvi . – A merveille . Et elle t' attend où ? – Ça ne te regarde pas . Ce n' est pas à une madame Pétardier que j' ai affaire . – En plein air , sans doute ? – Prétendrais -tu dire du mal de la Nature ? – Non ! mais je lui préfère un bon lit à l' occasion . Adieu , poète ; bonne chance ! – Et toi , Jacques , sois prudent ! ”
Gaston Leroux,
Le Parfum de la dame en noir
“ Nous nous tenions là, immobiles, depuis cinq minutes, quand un soupir — ah! ce long, cet affreux soupir! un gémissement profond comme une expiration, comme un souffle d’agonie, une plainte sourde, lointaine comme la vie qui s’en va, proche comme la mort qui vient, nous arriva par cette fenêtre et passa sur nos fronts en sueur. ”
Anatole France,
Les dieux ont soif
“ Parfois retentissait un large soufflet, appliqué par la main d’une citoyenne sur la joue d’un insolent, tandis que, pressée par son voisin, une jeune servante, les yeux mi-clos et la bouche entr’ouverte, soupirait mollement. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Jean d’Agrève
“ J’ai immédiatement reconnu ce regard, il avait déjà pesé sur moi, et cet air de sibylle, de créature seule et secrète, avec les deux expressions qui alternent sur ses traits : un étonnement doux devant la vie, une fierté farouche de la bien souffrir. ”
Albert Laberge,
Quand chantait la cigale
“ Les branches s’agitent longuement, lentement, comme pour éventer une figure à l’agonie. Pendant quelques secondes, le silence se fait, un silence tragique, solennel. Un souffle doux comme un dernier soupir passe dans l’air. ”
Gustav Nieritz,
Le Sifflet magique, ou les Enfants de Hameln…
(1851)
“ Le chasseur aux rats, à ces paroles, ne put s'empêcher d'éclater de rire. 62 LE SIFFLET MAGIQUE. — Une minute ! monsieur le prévôt, dit-il, faites-moi donc le plaisir de me dire si monsieur le bourgmestre porte le nez aussi haut que son cher fils ? Dans ce cas-là Il fit alors une singulière grimace, en y joignant le simulacre de reprendre sa caisse sur son dos et de déguerpir. Puis il reprit : — Chez nous, en Chine, il y a un proverbe qui dit : « Tout comme les vieux ont sifflé, les jeunes sifflent. » Puis un autre dit encore : « La pomme ne tombe pas loin de l'arbre. » ”
“ L’horizon nuageux se cache à l’œil surpris, L’âme dans sa prison s’ennuie. Car voici la saison du foyer, les longs, soirs Dont la lampe, qu’on voit si blanche aux seuils plus noirs, Devient l’étoile convulsive ; Les longs mois qu’on dirait faits pour l’intimité, Tant elle serait bonne à cet âtre enchanté Où la flamme ailée est captive. ”
Émile Zola,
Les Mystères de Marseille
“ Nous crions aux faits : « Vous n’irez pas plus loin ! » et les faits nous passent tranquillement sur le corps et nous écrasent. J’enrage, lorsque je nous vois enfermés dans un entêtement aussi ridicule qu’héroïque. ”
Armand Silvestre,
Contes de derrière les fagots, par Armand Silvestre…
(1886)
“ Ce qu' il fait pousser de jurons sur les lèvres , ce qu' il fait crier les paralytiques dans leur lit , ce qu' il dresse , jusque sur la tête des chauves , de chevelures absentes ne se saurait dire . Un souffle de folie passe sur tous les crânes . Et encore se faut -il louer quand il ne fait pas pleuvoir des calottes sur les visages et ne suscite pas de méchantes affaires entre gens pacifiques à l' ordinaire , comme le duel du major Canteloup , que j' ai dû te conter déjà . ”
Gustav Nieritz,
Le Sifflet magique, ou les Enfants de Hameln…
(1851)
“ Un coup de sifflet qui se fit entendre du dehors redoubla l'ardeur fébrile de ces enfants, en même temps que l'effroi se peignit sur leurs figures. Tobias crut prudent de se retirer dans un trou qu'il fit à l'instant, à l'aide de ses pattes de taupe : de là il put observer attentivement le chasseur aux rats. CHAPITRE NEUVIÈME. Fâcheuse découverte. — Suivez-moi toujours, mon très révérend seigneur, disait la voix du magicien à l'entrée de la caverne; vous ne courez aucun danger. Dans mon établissement, on ne laisse entrer les étrangers que les yeux bandés. La prudence le veut ainsi. ”
Robert de la Sizeranne, Revue des Deux Mondes (1897)
“ Mais qu'est-ce qui fait qu'elles en ont besoin? Qu'est-ce qui les fait le chercher ainsi? Qui a fait qu'elles le cherchent en cinq fibres ou en trois? Qu'elles le cherchent en des zigzags ou en des courbes allongées? Qu'elles le cherchent en des vrilles serviles ou en des jaillissements impétueux? Qu'elles le cherchent en des rides cotonneuses ou hérissées d'aiguillons, où en des surfaces lustrées, toutes vertes de force pure et d'un charme que l'hiver ne fera pas passer? ”
“ Et puis des grondements sourds, des frappements bizarres, des glapissements, des crépitations sous les feuilles, des soupirs faibles qu’on entend tout près de soi, des gémissements inconnus, les êtres difformes exhalant les bruits lugubres, ce qu’on n’entend jamais hurlé ou murmuré par ce qu’on ne voit jamais. ”
Jean-Jacques Rousseau,
Jean-Jacques Rousseau
“ La réponse est simple ; elle se tire des objets mêmes qui frappent ses sens. Il voit un visage enflammé, des yeux étincelants, un geste menaçant, il entend des cris ; tous signes que le corps n’est pas dans son assiette. ”
Robert de la Sizeranne, Revue des Deux Mondes
“ Qu’un homme, qu’un arbre, qu’un nuage, frappe notre vue ; qu’un mot, qu’un son, qu’un parfum frappe nos oreilles ou notre odorat, et voici que se détermine en nous sur tel sujet une cristallisation de pensées que de longues heures de travail, appliquées à ce sujet, n’avaient pu nous procurer. ”
Jonathan Swift,
Les Voyages de Gulliver
“ Avec ce petit grain de raison que vous avez, et qui leur manque, il vous était impossible de nier que vous fussiez aussi laids, grêles, difformes et mal bâtis que les Yahous, et, prudents, vous avez caché ces disgrâces sous la parure et l'ornement. Vos habits sont des mensonges! Mâles et femelles, vous vous êtes trouvés si difformes, que vous avez inventé mille ajustements, dans l'espérance où vous étiez que vous seriez moins insupportables les uns pour les autres. Vaines précautions! si vous êtes moins hideux au premier aspect, vous ne vous haïssez pas moins ”
Robert de la Sizeranne, Revue des Deux Mondes
“ Çà et là, une tête se retourne, — comme pour un regret : des yeux se regardent, — comme pour un secret ; un front se penche, — comme pour un problème ; des bouches se sourient, — comme pour un baiser. Quelques yeux, sous ces fronts, regardent plus loin que le cadre, plus loin que les salles, plus loin que la maison, plus loin peut-être que la vie. ”
Jules Duval,
Gheel, une colonie d’aliénés (Duval…
“ Les sensations aiguës et les idées exaltées se réveillent-elles,... perdues au milieu de l’immensité, sans autre écho que les cris stridens des cigales ou des grillons, les violences du geste ou de la voix tombent dans le vide, et s’affaissent d’elles-mêmes faute de résistance. ”
Alfred Truqui, Zoologie parisienne (1869)
“ C'est le plus méprisable de tous les animaux. Merle. — Espèce d'oiseau de la caste des siffleurs. Ce sot animal ne va jamais au spectacle sans avoir soin de se munir d'une clef forée. Vous croyez qu'il s'en sert pour siffler les mauvaises pièces ou les mauvais acteurs? Allons donc ! Il ne la sort de sa poche que pour siffler les auteurs dont il ne partage pas les opinions politiques. ”
Armand Renaud, Les Nuits persanes (1896)
“ DANS ce monde épuisé de convulsions vaines, Où l'on atteint le vide à force d'être instruit, Parmi les vanités, les triomphes, les peines, Qu'un souffle fait éclore et qu'un souffle détruit, Dans l'ardent tourbillon des désirs et des haines, Où jamais une main ne peut cueillir un fruit, Le suprême secret des sagesses humaines, Ce n'est pas la science, un mot ”
Émile Zola,
Les Soirées de Médan
“ Dans la confusion, des voix rauques sont entendues qui demandent des armes ; d’autres veulent aller en avant, réclament la sortie en masse ; d’autres, croyant à un discours, hurlent pour imposer silence. ”
Seymourina Poirson,
Mon Féminisme
“ Avec une perverse, une exécrable gymnastique de langue, tout gonflé de l’importance de son triomphe, le cerveau dévié sème parmi ceux qui évoluent dans sa zone néfaste la zizanie, la colère et le malheur. ”
Pierre-Nicolas Gerdy, Mémoire sur le tact et les sensations cutanées (1842)
“ De toutes les sensations tactiles dont nous venons de parler, celles des propriétés de la température, de la sècheresse ou de l'humidité, de la pesanteur, de la consistance et du mouvement des corps, nous arrivent immédiatement à l'esprit et nous donnent la connaissance des causes qui les excitent sans travail sensible de la pensée. ”
