Gustav Nieritz,
Le Sifflet magique, ou les Enfants de Hameln…
(1851)
“ Tobias vit avec étonnement que ses pieds ainsi que ceux de sa soeur suivaient exactement la mesure marquée par la musique, quoiqu'il eût le désir bien prononcé de retourner à Hameln. Mais c'était impossible. Il subissait l'influence du sifflet magique, et n'était pas même dans le cas de faire suivre à ses pieds une autre direction. Gilbert, qui remarqua ses vains efforts, se prit à rire amèrement : — Voilà ce qui me fâche le plus! s'écria-t-il ; on a la connaissance d'un malheur imminent, et l'on s'y précipite comme si l'on était tiré par les cheveux! ”
