Jean Gay, Les Chats, extraits de pièces rares et curieuses en vers et en prose… (1866)
“ Pour moi, quand je prends dans mes bras ce chat extraordinaire, qui est à la fois l'honneur de sa race, l'orgueil de mon cœur et le parfum de mon esprit, que ce soit la nuit, que ce soit le jour, dans la pleine lumière ou dans l'ombre opaque, au fond de ses yeux adorables je vois toujours l'heure distinctement, toujours la même, une heure vaste, solennelle, grande comme l'espace, sans division de minutes ni de secondes, — une heure immobile qui n'est pas marquée sur les horloges, et cependant légère comme un soupir, rapide comme un coup d'œil. ”
