Colette,
La maison de Claudine
“ Un chat, deux chats s'étirent, bâillent, tâtent le gravier sans confiance: ainsi font-ils après l'orage. Ils vont vers la maison, et la Petite, qui marchait à leur suite, s'arrête; elle ne s'en sent pas digne. Elle attendra que se lève lentement, sur son visage chauffé, noir d'excitation, cette pâleur, cette aube intérieure qui fête le départ des bas démons. Elle ouvre, pour un dernier cri, une grande bouche aux incisives neuves. Elle écarquille les yeux, remonte la peau de son front, souffle «pouh!» de fatigue et s'essuie le nez d'un revers de main. ”
