Neel Doff,
Angelinette
(1923)
“ Pourvu que tu ne lui en aies pas froissé déjà !— Mais un chat, est-ce comme moi, tante ?— Mais certainement : si tu le tortures, il crie, souffre et meurt, et ce serait bien dommage, joli comme il est et fait comme en peluche orange ; puis il sent, ne l’oublie pas. Tu sais, tu n’as que quelques facultés plus développées que lui, mais le chien, par exemple, en a de plus développées que toi : son odorat, son ouïe, et certes il est plus fidèle que nous. Et le chat, vois quand il saute, quelle souplesse : tu peux à peine t’élever, en sautant, à deux pieds de terre. ”
