Neel Doff

Neel Doff

Angelinette (1923)

Résumé

Portrait de Neel Doff Neel Doff Angelinette (1923)

Pourvu que tu ne lui en aies pas froissé déjà !
— Mais un chat, est-ce comme moi, tante ?
— Mais certainement : si tu le tortures, il crie, souffre et meurt, et ce serait bien dommage, joli comme il est et fait comme en peluche orange ; puis il sent, ne l’oublie pas. Tu sais, tu n’as que quelques facultés plus développées que lui, mais le chien, par exemple, en a de plus développées que toi : son odorat, son ouïe, et certes il est plus fidèle que nous. Et le chat, vois quand il saute, quelle souplesse : tu peux à peine t’élever, en sautant, à deux pieds de terre.
Source : Gutenberg

Portrait de Neel Doff Neel Doff Angelinette (1923)

J’assieds Fineke sur ma jambe droite : sa figure s’épanouit de bonheur. Mileke me regarde, je le mets sur l’autre jambe. Je les entoure de mes bras, et Fineke commence à gazouiller dans son patois, et toute son exquise âme passe dans ses yeux, dans sa bouche ; elle est d’une beauté charmante et fine.
— Je suis grande, je n’ai pas crié quand madame m’a lavée. Remi hurle comme un petit cochon : moi pas, moi pas.
Et elle nargue Remi, debout devant nous, le cou et les oreilles envahis de croûtes, la tête entre les épaules « parce que ça lui tire ».
Source : Gutenberg

Portrait de Neel Doff Neel Doff Angelinette (1923)

Il regarde la petite femme pétrir le pain ou cuire les grosses crêpes ; il me regarde avec les enfants, il écoute le rire et le gazouillement d’oiseau heureux de Fineke ; son regard bleu clair est froid comme de l’acier : impossible de pénétrer sa pensée, ses sensations devant ce doux bonheur.
— Quand mère ne me fait pas ma panade, je le dis à madame : elle a dit que je dois avoir du lait chaud avec du sucre et un œuf, le matin ; pas de lard, non pas de lard... Quand les enfants passent, ils me crient que j’ai des croûtes sur la tête
Source : Gutenberg

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