Résumé

Portrait de Eugène Mouton Eugène Mouton Les vertus et les grâces des bêtes… (1895)

C'est qu'ici, comme dans une œuvre d'art, l'unité d'action enserre tous les cœurs d'une seule chaîne et les force à battre la même mesure : et l'effet est irrésistible parce que c'est la nature, l'artiste suprême, qui mène l'action.
Le plan d'attaque est toujours le même : quant aux incidents de la bataille, ils peuvent varier à l'infini, mais le taureau, lui, ne change pas : tel il est apparu, tel il meurt, et voilà pourquoi, de tout ce qu'on a vu dans une course, l'entrée en scène et la mort sont ce qu'il y a de plus beau et qui ne s'oublie jamais.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Mouton Eugène Mouton Les vertus et les grâces des bêtes… (1895)

Eh bien, cette bête-là, c'est nous!
C'est nous qui sommes les serviteurs très humbles de ces braves animaux; c'est
nous qui, dans cette tragi-comédie de la vie universelle, sommes les dindons de la farce, au lieu d'être, comme nous l'imaginions, les rois de la création.
J'ai pris aujourd'hui le cheval pour thème de cette réjouissante démonstration, mais vous n'avez qu'à appliquer les mêmes raisonnements aux autres bêtes asservies par l'homme, et vous verrez que pour celles-là comme pour le cheval, c'est l'homme qui est l'animal domestique : voilà le vrai.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Mouton Eugène Mouton Les vertus et les grâces des bêtes… (1895)

Adam, qui était caché sous un gros rosier, se montra; l'ayant embrassée de tout son cœur, il la prit par la main et par la taille et l'emmena doucement vers un bosquet très couvert d'où l'on ne pouvait rien voir. Il y avait là un gros mouton blanc, comme la neige, et qui portait deux cygnes, l'un sur les épaules et l'autre sur la croupe. Adam mena Eve vers le mouton, la fit asseoir sur le dos de cette bête, et lui dit d'appuyer ses coudes entre les ailes des cygnes, de se tenir à leur cou pour ne pas tomber, et de n'avoir pas peur.
Source : Gallica

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