Gustave Salicis, Contes de bêtes, par G. Salicis (1880)
“ La lionne demeura d'abord surprise à cette voix tombant des nuages, et le jeu de sa queue s'arrêta ; mais dès le quatrième mot elle releva la tête, et après le dernier, se tournant noblement vers l'orateur, elle lui dit d'un ton où la majesté s'unissait à la bienveillance : —Qui es-tu, toi que je n'ai jamais vu dans mon royaume et qui parles si bien ? — O Reine ! tes yeux sont des étoiles qui font pâlir le firmament. —Tant pis pour lui, répondit-elle avec grâce : mais, jeune étranger qui parles si bien, descends de là-haut sans crainte et viens près de moi. ”
