Georges-Louis Leclerc comte de Buffon

Georges-Louis Leclerc comte de Buffon

Résumé

Portrait de Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Buffon de la jeunesse : histoire naturelle des mammifères… (1888)

Son chef-d'œuvre est le petit oiseau-mouche : elle l'a comblé de tous les dons qu'elle n'a fait que partager aux autres oiseaux : légèreté, rapidité, prestesse, grâce et riche parure, tout appartient à ce petit favori. L'émeraude, le rubis, la topaze, brillent sur ses habits ; il ne les souille jamais de la poussière de la terre, et, dans sa vie tout aérienne, on le voit à peine toucher le gazon par instants : il est toujours en l'air, volant de fleurs en fleurs, ; il a leur fraîcheur comme il a leur éclat
Source : Gallica

Portrait de Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Buffon de la jeunesse : histoire naturelle des mammifères… (1888)

Enfin l'éléphant, comme le castor, aime la société de ses semblables:
il s'en fait entendre : on les voit souvent se rassembler, se disperser, agir de concert ; et s'ils n'édifient rien, s'ils ne travaillent point en commun, ce n'est peut-être que faute d'assez d'espace et de tranquillité ; car les hommes se sont très anciennement multipliés dans toutes les terres qu'habite l'éléphant : il vit donc dans l'inquiétuder et n'est nulle part paisible possesseur d'un espace assez grand, assez libre, pour s'y établir à demeure.
Source : Gallica

Portrait de Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Buffon de la jeunesse : histoire naturelle des mammifères… (1888)

Mais cet animal si chétif en lui-même, si dépourvu de sentiment, si dénué de qualités intérieures, est pour l'homme l'animal le plus précieux, celui dont l'utilité est la plus immédiate et la plus étendue: seul il peut suffire aux besoins de première nécessité; il fournit tout
à la fois de quoi se nourrir et se vêtir, sans compter les avantages particuliers que l'on sait tirer du suif, du lait, de la peau et même des boyaux, des os et du fumier de cet animal, auquel il semble que la nature n'ait, pour ainsi dire, rien accordé en propre, rien donné que pour le rendre à l'homme.
Source : Gallica

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