Résumé

Les animaux sauvages et domestiques… (192?)

Le tigre est bassement féroce, cruel sans justice, c'est-à-dire sans nécessité. Aussi est-il plus à craindre que le lion : celui-ci souvent oublie qu'il est le roi, c'est-à-dire le plus fort de tous les animaux. Le
tigre, au contraire, quoique rassasié de chair, semble toujours être altéré de sang; sa fureur n'a d'autres intervalles que ceux du temps qu'il faut pour dresser des embûches; il saisit et déchire une nouvelle proie avec la même rage qu'il vient d'exercer, et non pas d'assouvir en dévorant la première; il désole le pays qu'il habite, il ne craint ni l'aspect ni les armes de l'homme
Source : Gallica

Les animaux sauvages et domestiques… (192?)

Le chien, même sauvage, n'est pas d'un naturel farouche; il s'apprivoise aisément, s'attache et demeure fidèle à son maître. Le loup, pris jeune, se prive, mais ne s'attache point, la nature est plus forte que l'éducation; il reprend avec l'âge son caractère féroce, et retourne, dès qu'il le peut, à son état sauvage. Les chiens, même les plus grossiers, cherchent la compagnie des autres animaux; ils sont naturellement portés à les suivre, à les accompagner, et c'est par instinct seul et non par éducation qu'ils savent conduire et garder les troupeaux.
Source : Gallica

Les animaux sauvages et domestiques… (192?)

Un naturel ardent, colère, même féroce et sanguinaire rend le chien sauvage redoutable à tous les animaux, et cède, dans le chien
domestique, aux sentiments les plus doux, au plaisir de s'attacher et au désir de plaire. Il vient, en rampant, mettre aux pieds de son maître son courage, sa force, ses talents ; il attend ses ordres pour en faire usage, il le consulte, il l'interroge, il le supplie : un coup d'œil suffit, il entend les signes de sa volonté. Sans avoir, comme l'homme, la lumière de la pensée, il a toute la chaleur du sentiment
Source : Gallica

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