Léon Guérin

Résumé

Léon Guérin Promenades au Jardin des plantes (1850)

On y voit briller toutes les nuances de bleu, de violet, de rouge, d'orangé, de pourpre, de blanc pur, de noir velouté, tantôt assorties et rapprochées par les plus douces gradations, tantôt opposées et contrastées avec une entente admirable, mais presque toujours multipliées par des reflets sans nombre, Les cottingas blancs, qui sont beaucoup moins beaux que les autres, ont sur le bec une peau dure qui a la propriété de se gonfler, de se relever et de s'allonger, lorsque l'oiseau est irrité, et qui produit l'effet d'une corne, dans cet état de tension et d'effort.
Source : Gallica

Léon Guérin Promenades au Jardin des plantes (1850)

Le cri qu'il fait lorsqu'il est en colère est encore plus terrible que le rugissement : alors il se bat les flancs de sa queue, il en bat la terre, il agite sa crinière, fait mouvoir la peau de sa face, remue ses gros sourcils, montre des dents menaçantes, et tire une langue armée de pointes si dures, qu'elle suffit seule pour écorcher la peau et entamer la chair sans le secours desdents ni des ongles, qui sont, après les dents, ses armes les plus cruelles. Il est beaucoup plus fort par la tête, les mâchoires et les jambes de devant que par les parties postérieures du corps.
Source : Gallica

Léon Guérin Promenades au Jardin des plantes (1850)

Lorsqu'un matelot tombe à la mer auprès des endroits les plus infestés de ces animaux, s'il s'efforce de se sauver à la nage, bientôt il se sent saisi par un de ces squales qui l'entraîne au fond des ondes. Si l'on parvient à jeter jusqu'à lui une corde secourable, et à l'élever au-dessus des flots, le requin s'élance et se retourne avec tant de promptitude, que, malgré la position de l'ouverture de sa bouche au-dessous de son museau, il arrête le malheureux qui se croyait près de lui échapper, le déchire en lambeaux et le dévore au yeux de ses compagnons effrayés.
Source : Gallica

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