“ Solitaire et immobile, le cormoran d'automne médite au bord du fleuve, et son œil rond suit la marche de l'eau.Si quelquefois un homme se promène sur le rivage, le cormoran s'éloigne lentement en balançant la tête; [p. 66] Mais, derrière les feuilles, il guette le départ du promeneur, car il aspire à voir encore les ondulations du courant monotone;Et, la nuit, lorsque la lune brille sur les vagues, le cormoran médite, un pied dans l'eau.Ainsi l'homme qui a dans le cœur un grand amour suit toujours les ondulations d'une même pensée. ”
Cormoran
Définition et enjeux
Le cormoran, oiseau aquatique possédant une maîtrise remarquable de la nage et de la pêche, a captivé de nombreux auteurs. Des observations naturalistes, telles que celles d’A. Quinet décrivant ses plumes et son bec recourbé, aux récits poétiques de Le livre de Jade où il incarne la méditation solitaire, le cormoran apparaît à la fois comme un prédateur impitoyable et un symbole de l’harmonie naturelle.
Léon Guérin souligne son rôle écologique, tandis qu’Audubon met en évidence ses capacités de vol. Ces visions, mêlant science et imagination, révèlent un animal complexe, à la fois redouté et admiré.
Citations sur le cormoran
A. Quinet, Les Oiseaux du Bas-Escaut, leur chasse en bateaux… (1897)
“ En effet, le cormoran s'est fait raser et porte le visage bistré, bien à nu, n'ayant rien à cacher dans sa barbe. Il aime l'attitude franche, verticale, qui laisse voir son col effilé ; son long bec crochu à l'extrémité et fendu jusqu'au delà de ses petits yeux verts, joint à une gorge blanche dénudée, lui donne un air incroyable de finesse et de roublardise. Le mâle adulte se pare, en outre, d'une huppe tombante, de minces filets de blanc argentent sa tête et le haut du cou qui sont mordorés et à reflets verdâtres, comme le reste du costume. ”
M. le marquis de Moges, Le Tour du monde
“ Chaque famille a sa jonque, et l’on habite sur la rivière. De grands lacs s’étendent auprès. C’est là que l’on assiste à la pêche au cormoran, spectacle si nouveau pour un Européen. Chaque pêcheur a dans sa barque plusieurs de ces oiseaux qui plongent pour saisir leur proie : mais le cormoran a au cou un anneau qui l’empêche d’avaler le poisson, et il le rapporte à son maître, en désespoir de cause. ”
A. Quinet, Les Oiseaux du Bas-Escaut, leur chasse en bateaux… (1897)
“ Le cormoran est l'ennemi implacable des anguilles qu'il va chercher jusque sur les vases, où elles rampent à loisir ; il la saisit dans son bec rugueux, revient à la surface, jongle avec le reptile, le lance en l'air et le rattrape dans son bec la tète en avant sans jamais manquer son coup. ”
“ A l’état de liberté, le cormoran n’est pas hippophage ; il habite les côtes maritimes, il fait là une chasse aux anguilles, qui le redoutent comme le plus impitoyable pirate. Son bec, fortement courbé à son extrémité, tonne comme un hameçon à l’aide duquel il accroche sa proie. Quand il la saisit par la tête, rien de plus simple le poisson descend avec aisance et facilité dans le gosier du cormoran. ”
“ Quand les petits sont éclos, on voit les cormorans venir souvent à terre pour plonger sur les mages et trouver de quoi nourrir loue progéniture. C’est encore grâce à la conformation de ses pattes, à ses doigts armés d’ongles crochus, que le cormoran peut s’accrocher aux rochers, et là, loin du regard méchant des humains, jouir en paix de sa chère couvée. Au Jardin d’acclimatation, les cormorans, les ailes coupées, privés de liberté, semblent paralysés dans tous leurs élans et leur expansion ; le besoin de conservation leur fait seul manifester leur intelligence. ”
Évariste Huc,
L’Empire chinois
“ Le cormoran est plus gros que le canard domestique ; il a le cou court, la tête aplatie sur les côtés, le bec long, large et légèrement recourbé à l’extrémité. D’une tournure ordinairement très-peu élégante, il est hideux à voir lorsqu’il a passé la journée à travailler dans l’eau. Ses plumes mouillées et mal peignées se hérissent sur son maigre corps, il se pelotonne, et ne présente plus qu’une masse informe et disgracieuse. Après avoir traversé le lac Ping-hou, nous rentrâmes dans nos palanquins et nous arrivâmes, vers la nuit, à Han-yang, grande ville située sur le bord du fleuve Bleu. ”
Léon Guérin, Promenades au Jardin des plantes (1844)
“ Le cormoran est d'une telle adresse à pêcher, et d'une si grande voracité, que, quand il se jette sur un étang, il y fait seul plus de dégât qu'une troupe entière d'autres oiseaux. Pouravaler sa proie, il fait un singulier manège; il jette en l'air son poisson, et il a l'adresse de le recevoir, la tête la première, de manière que les nageoires se couchent au passage du gosier, tandis que la peau qui garnit le dessous du bec prête autant qu'il est nécessaire, pour laisser passer le corps entier du poisson, qui souvent est fort gros en comparaison du cou de l'oiseau. ”
Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ Le Cormoran de la Floride, ainsi que plusieurs autres espèces que je connais, nage parfaitement sous l’eau et plonge avec une grande facilité ; de sorte que c’est peine perdue que de le suivre après qu’il a reçu un coup de fusil, à moins qu’il ne soit grièvement blessé. En voyant approcher l’ennemi, il se met à battre l’eau de ses ailes, comme en se jouant, ou comme il a coutume de faire, quand il se baigne élève un instant ses deux ailes, rame en donnant de vigoureux coups de patte et puis s’envole. Sur un lac, il aime mieux plonger que fuir dans les airs ”
Le Pantcha-Tantra ou les cinq ruses
“ Lorsque le renard eut fini son récit, voilà, dit-il à son ami le corbeau, comment on se défait par la ruse de ceux qu’on a intérêt de détruire. Cherchons maintenant, ajouta-t-il, à inventer quelque artifice pour détruire ton ennemi comme ce cormoran détruisit en premier tous les poissons, et comme il fut ensuite détruit lui-même par l’écrevisse. ”
Julie Gouraud, Les enfants de la ferme (4e édition… (1871)
“ RENOTTE. Avez-vous vu ça, monsieur. M. WILSON. Non, ma chère, et je serais très-content de le voir une fois en ma vie; mais ce qui est plus extraordinaire encore, c'est le cormoran. RENOTTE. Le. quoi?. Le cormoran, un oiseau, s'apprivoise, et on le dresse pour la pêche comme on dresse les chiens pour la chasse. On le met sur le devant d'une barque; dès qu'il aperçoit un poisson, il plonge, le saisit et l'apporte. Un bon pêcheur en dirige quelquefois une centaine. A un signal donné tous les oiseaux se dispersent sur le lac et poursuivent les poissons ”
Célestin Haraucourt, Leçons élémentaires d'histoire naturelle… (1891)
“ Les cormorans sont tout aussi voraces que les pélicans; ils ne sont pas moins habiles pêcheurs, ils habitent nos contrées, sur les étangs et les rivières, ils plongent admirablement et savent poursuivre les poissons entre deux eaux. Le cormoran commun est de la grosseur d'une oie, son plumage est noir, il fréquente de préférence les rivages de la mer. ”
A. Quinet, Les Oiseaux du Bas-Escaut, leur chasse en bateaux… (1897)
“ C'est le moment le plus favorable de leur envoyer votre meilleur plomb dans les gencives, comme le dit alors l'ami Senaud. Pas plus que les canards plongeurs, le cormoran ne marche sur le fond pour chercher sa nourriture, comme eux il s'élance sous l'eau, nous le répétons, le cou et les pattes tendues, les ailes demi-ouvertes comme dans l'air. Au fur et à mesure qu'il séjourne sous l'eau, il rejette l'air dont les bulles remontent à la surface, puis à la fin quand la provision est épuisée, il remonte d'un vigoureux coup d'aile. ”
Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ Sous ce rapport, ils sont exactement semblables aux œufs des différentes espèces de cormorans que je connais. Les petits, quand ils ont une quinzaine de jours, sont revêtus d’un duvet brunâtre ; leur bec est noir, leurs pieds d’un blanc jaunâtre, leur tête et leur cou presque nus, et à cet âge ils ressemblent aux jeunes cormorans, bien que d’une autre couleur. Les plumes des ailes commencent à paraître à travers le duvet et sont d’un brun foncé. Ceux d’un même nid diffèrent en taille et en grosseur, non moins que les petits du cormoran. ”
Voyage de La Pérouse autour du monde 1785-1788 (1881)
“ La nature de tous les êtres vivants est comme engourdie dans ces climats presque toujours glacés, et les familles y sont peu nombreuses. Le cormoran, le goéland, qui se réunissent en société sous un ciel plus heureux, vivent ici solitaires sur la cime des rochers. Un deuil affligeant et sombre semble régner sur le bord de la mer,et dans les bois, qui ne retentissent que du croassement de quelques corbeaux, et servent de retraite à des aigles à tête blanche, et à d'autres oiseaux de proie. ”
Amand Dubois, D'Europe en Asie : souvenirs d'un oiseau (1882)
“ Le pêcheur se hâte pour ne pas laisser échapper la proie ; car parfois lorsque l'oiseau a affaire à un grand poisson, il s'élève un véritable combat entre le cormoran et sa victime. Lorsqu'il est assez rapproché, le pêcheur lance sur son cormoran une espèce de filet assujetti à une perche, l'attire ainsi sur le radeau, lui prend son poisson, et, après avoir desserré l'anneau qui l'empêche d'avaler, lui donne quelque nourriture pour récompense. Les cormorans en liberté habitent les grands cours d'eau et les fleuves entourés de forêts où l'homme ne peut venir les tourmenter. ”
Émile Blanchard,
Revue des Deux Mondes
“ Dans les anfractuosités des roches ou des falaises et sur des monticules, les albatros, d’herbes et de feuilles enchevêtrées, bâtissent d’énormes nids pour l’œuf unique que dépose la femelle. Tous les cormorans du globe paraissent s’être rassemblés sur les côtes des terres néo-zélandaises; on y voit même le cormoran d’Europe. Sur les lacs vivent différens canards au plumage bigarré; deux ou trois espèces semblent n’avoir pas d’autre patrie, tandis que la plupart habitent également d’autres contrées. ”
Alexandre Dumas,
La vie des bois et du désert : récits de chasse et de pêche…
(1874)
“ La classification de cet étrange oiseau est des plus difficiles, puisqu'il participe à la fois du cormoran, du pélican et du héron. Si ses ailes et sa queue lui donnent une analogie décidée avec le cormoran, il faut pourtant reconnaître que son corps est plus gros et moins allongé; qu'il a plus d'envergure, et que sa queue, plus longue, qui fait un utile contre-poids à son cou, lui sert de gouvernail pour la direction de son vol. ”
Jean-Baptiste-Benoît Eyriès, La Chine, ou Costumes, moeurs et usages des Chinois…
“ Les pieds du cormoran , forts et courts, sont placés en arrière du corps et unis par une membrane. Cet oiseau se trouve dans toutes les parties du monde. Il est aussi bon plongeur que nageur. Lorsqu'il nage, il a le plus souvent la tête seule hors de l'eau; et, en plongeant, il poursuit avec une vitesse étonnante la proie qu'il a aperçue, et qui parvient difficilement à lui échapper. Lorsqu'il l'a prise, il revient sur l'eau ; et, pour avaler plus facilement le poisson qu'il tient en travers du bec, il le jette en l'air, et le reçoit la tête la première ”
Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ En dormant, ils restent le corps tout droit, et jamais ne ploient le tarse, de manière à l’appuyer dans toute sa longueur, selon l’habitude du cormoran. Ils ont la tête bien cachée sous les scapulaires, et de temps en temps font entendre une sorte de ronflement que l’on suppose produit par la respiration. Quand il pleut, ils demeurent souvent perchés la plus grande partie du jour, dans une attitude droite, la tête et le cou tendus en avant, et sans faire le moindre mouvement, comme pour faciliter l’écoulement de l’eau le long de leur corps ”
Alexandre Dumas,
La vie des bois et du désert : récits de chasse et de pêche…
(1874)
“ Il se montre très-sensible au froid, se retirant près du feu à la cuisine, où il dispute la meilleure place du foyer aux chiens et aux hommes. Quand le soleil brille, il étend ses ailes et sa queue, secoue ses plumes et semble au comble de la joie au retour de nos jours les plus chauds et les plus resplendissants. S'il marche ou sautille, il ne s'appuie pas sur sa queue, comme fait quelquefois le cormoran. Lorsqu'on lui présente des poissons, il les saisit avec son bec et les avale gloutonnement ”
Lucien Boulain, Souvenirs de la Basse Cornouaille…
“ Un marin me disait : « Il faut dire qu’ils sont loin d’être difficiles. » Les pigeonneaux ne sauraient donner une idée de la délicatesse, de la saveur de la chair du jeune cormoran. C’est distingué, comme toujours le superlatif qu’ils emploient est celui-là. Dans quelques rares criques (un ou deux) , bien à l’abri, on possède une petite barque, et la chasse au cormoran est une distraction ; on la procurait il y a quelques années au romancier Pierre Maël... Est-ce à cette promenade qu’il doit l’idée de son roman Les Pilleurs d’Épaves ? ”
Antoine-Simon Le Page du Pratz, Histoire de la Louisiane, contenant la découverte de ce vaste pays… (1758)
“ Le Cormoran est assez semblable au Canard pour la forme, mais différent pour le plumage qui est beaucoup plus beau. Cet Oiseau se tient sur les bords de la Mer & des Lacs, & rarement sur ceux des Riviéres. Il vit ordinairement de Poisson ; & comme il est très-geulu, il mange aussi de la chair morte, qu'un crochet qu'il a dans on bec, large comme celui du Canard, lui sert à déchirer. T. 2. p. 113 Cygne. ”
Alfred Belvallette, Traité de fauconnerie et d'autourserie… (1903)
“ Rien n'est plus facile en effet que de rendre un cormoran familier, de l'habituer au poing, et de le faire pécher le cou muni d'une courroie de façon qu'il ne puisse avaler sa proie : car on arrivera toujours à le reprendre quitte à le poursuivre et à le fatiguer : mais est-celà du dressage ? ”
Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ Les pieds, outre ce que j’en ai dit, ne leur servent guère qu’à supporter le corps, quand elles s’abattent sur une branche. Dans cette position, elles se tiennent difficilement droites, bien que pouvant marcher de côté, comme les perroquets. Jamais elles ne plongent. Leur bec, par sa forme, rappelle celui du cormoran qui, lui non plus, ne plonge jamais en volant pour prendre un poisson, mais se laisse seulement aller dans l’eau, de dessus sa perche ou son rocher, quand quelque danger le menace. ”
Léon Guérin, Promenades au Jardin des plantes (1850)
“ On a su mettre à profit le talent du cormoran pour la pêché en lui bouclant d'un anneau le bas du cou, pour l'empêcher d'avaler sa proie, et l'accoutumant à revenir à son maître, en rapportant le poisson qu'il porte dans son bec. ”
Ernest Bellecroix, La sauvagine en France : chasse… (1898)
“ Autrefois en Ecosse on faisait une grande consommation de jeunes fous de Bassan qu'on nommait alors « Soland geese ». LES CORMORANS Qui voudrait régaler le diable, lui faudrait bièvre ou cormoran. C'est un vieux dicton. Le cormoran est en effet un piètre gibier. Vivant, il répand une odeur infecte ; sa chair cuite n'est pas fameuse. J'ai connu des marins qui n'en voulaient pas goûter. Cependant les jeunes cormorans sont mangeables. Ces oiseaux sont assez recherchés à cause de la difficulté qu'on éprouve à pouvoir les approcher et les tirer à portée. ”
Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Il a le bec long aussi-bien que le cou, & le pié plat. On l’appelle aussi corbeau pêcheur, ou corbeau marin. Il est fort glouton, & grand destructeur de poisson. Le cormoran avale de gros poissons à cause qu’il a le gosier fort large. Il est de la grandeur d’un chapon ; son bec est long, aigu & rougeâtre. Son plumage est noir ou gris fort brun ; un peu verdâtre par les aîles mais au dessous du cou & du ventre il a des plumes blanches bordées de noir. Sous les grandes plumes il a un duvet gris fort fin, comme le cigne ; mais celles de la tête & du cou sont épaisses & menues comme de la frange. ”
A. Quinet, Les Oiseaux du Bas-Escaut, leur chasse en bateaux… (1897)
“ Brehm dit, que dans le jardin zoologique de Vienne, on remarqua que les cormorans s'exerçaient à la chasse des hirondelles rasant l'eau au vol. Pas dégoûtés ces goulus glaucopis ! Les Lapons et les Arabes trouvent sa chair délicieuse et Pieter accommode le « domine » de l'Escaut aux petits oignons rôtis, et le trouve excellent. Après cela chacun son goût et faute de grives... on mange des merles. Il y a encore le cormoran nigaud et le cormoran pygmée de la taille de la corneille. ”
Émile Oustalet,
Note sur les oiseaux recueillis dans le pays des Çomalis par M. G. Révoil
(1882)
“ Le Cormoran ordinaire est répandu sur une grande partie du globe. Dans l'Afrique orientale vivent également d'autres espèces, le Cormoran à plumage brillant (Gra- culus lucidus) et le Cormoran africain (G. africanus) . 21. FOU BRUN (Sula fusca, Briss.; Pelecanus fiber, L.) . Le Fou brun est très commun sur les îlots de la mer Rouge etsur les côtes de l'Océan Indien; sa présence dans le pays des Çomalis n'a donc rien qui doive nous étonner ; cependant c'est une autre espèce ”
Judith Gautier,
En chine: Merveilleuses histoires
“ En Chine, le cormoran est l'auxiliaire précieux du pêcheur. Doué d'un œil perçant, il distingue facilement le poisson, même à une grande profondeur; excellent nageur, il plonge et poursuit sa proie avec rapidité et, fidèlement, dans une de ses pattes, il la rapporte à son maître. ”
Amédée Alléon, Nouveaux procédés de taxidermie… (1898)
“ Les femelles sont, comme chez beaucoup de palmipèdes, plus tôt parées que les mâles. Mais, pourquoi voit-on dans le Bosphore des cormorans à plumage fauve, usé qui restent, ceux-là, bien deux grands mois encore? Parce qu'il est des bêtes comme des hommes qui, pour différentes causes, gardent le célibat. Ces cormorans inaptes à la reproduction forment, comme les pélicans dans la Dobrodja, des communautés gastronomiques, dans le but d'unir leurs efforts pour augmenter le résultat de la pêche. Le cormoran d'Orient revêt une parure beaucoup plus luxueuse que celui d'Occident ”
