Résumé

Voyage de La Pérouse autour du monde 1785-1788 (1881)

Ces devoirs remplis, nous profitâmes, l'un et l'autre, d'un
séjour de quarante-huit heures chez M. Sebir pour aller visiter, en canot ou en voiture, les environs de Manille. On n'y rencontre ni superbes maisons, ni parcs, ni jardins : mais la nature y est si belle, qu'un simple village indien sur le bord de la rivière, une maison à l'européenne, entourée de quelques arbres, forment un coup d'œil plus pittoresque que celui de nos plus magnifiques châteaux, et l'imagination la moins vive se peint toujours le bonheur à côté de cette riante simplicité.
Source : Gallica

Voyage de La Pérouse autour du monde 1785-1788 (1881)

Le plus beau ciel succéda, à quatre heures du soir, à la brume la plus épaisse ; nous découvrîmes le continent, qui s'étendait de l'ouest un quart sud-ouest au nord un quart nord-est, et peu après, dans le sud, une grande terre qui allait rejoindre la Tartarie vers l'ouest, ne laissant pas entre elle et le continent une ouverture de 15°. Nous distinguions les montagnes, les ravins, enfin tous les détails du terrain ; et nous ne pouvions pas concevoir par où nous étions entrés dans ce détroit, qui ne pouvait être que celui de Tessoy, à la recherche duquel nous avions
renoncé.
Source : Gallica

Voyage de La Pérouse autour du monde 1785-1788 (1881)

Les oiseaux de mer et de terre étaient aussi fort rares ; nous vîmes cependant des corbeaux, des tourterelles, des cailles, des bergeronnettes, des hirondelles, des gobe-mouches, des albatros, des goélands, des macreuses, des butors et des canards : mais la nature n'était point animée par les vols innombrables d'oiseaux qu'on rencontre en d'autres pays inhabités. A la baie de Ternai, ils étaient solitaires, et le plus sombre silence régnait dans l'intérieur des bois.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature