Résumé

E. Du Chatenet Voyage de La Pérouse autour du monde… (1888)

Toute l'île paraît en culture. Des arbres bordent les champs en ce moment du plus beau vert Pas un seul monticule : la mer n'a pas, dans le calme, une surface plus égale. Des habitations sont éparscs, de loin en loin, au milieu de la campagne. Bientôt sept ou huit pirogues s'avancent vers les frégates. Les insulaires, plus patients cultivateurs que hardis mariniers, plus exercés à la natation qu'à la manœuvre, se jettent à l'eau, échangeant de bonne foi les noix de cocos qu'ils tiennent en chaque main, contre des morceaux de fer, des clous, de petites haches.
Source : Gallica

E. Du Chatenet Voyage de La Pérouse autour du monde… (1888)

La Pérouse nomme cette baie le Port-Français (1) . Figurezvous un bassin d'eau dont la profondeur ne peut être mesurée au milieu, bordé de montagnes à pic d'une hauteur excessive, couvertes de neige, sans un brin d'herbe sur cet amas de rochers; pas un souffle de vent sur cette eau. Le silence n'est troublé que par la chute d'énormes blocs de glace qui se détachent de trois glaciers différents. La simple voix d'un homme ou le battement d'aile d'un oiseau de mer, se font entendre à une demi-lieue de distance.
Source : Gallica

E. Du Chatenet Voyage de La Pérouse autour du monde… (1888)

Il s'agissait de remonter le long des côtes de la Chine et de la Tartarie jusqu'au Kamtschatka. C'était assurément la navigation la plus difficile qu'il fût possible d'entreprendre ; les Portugais de Macao et les Espagnols de Manille la peignaient également sous les couleurs les plus sombres (2) ; elle ne promettait que des mers étroites, entièrement inconnues, pleines de bancs, agitées de courants d'une violence extrême, enveloppées de brumes continuelles. « Tu vois, écrit La Pérouse à un de ses amis, que notre besogne n'est pas facile ; mais nous la ferons ou nous y périrons. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature