Eugène Hatin,
Histoire pittoresque des voyages autour du monde…
(1847)
“ Le printemps le plus frais n'a jamais offert en France des nuances d'un vert si vigoureux et si varié, et quoique nous n'eussions aperçu, depuis que nous prolongions la côte, ni une seule pirogue ni un seul feu, nous ne pouvions croire qu'un pays qui paraissait aussi fertile, à une si grande proximité de la Chine, fût sans habitants. Avant que nos canots eussent débarqué, nos lunettes étaient tournées vers le rivage; mais nous n'apercevions que des cerfs et des ours qui paissaient tranquillement sur le bord de la mer. Cette vue augmenta l'impatience que chacun avait de descendre. ”
