Eugène Hatin,
Histoire politique et littéraire de la presse en France
“ Le plus grand malheur de la critique, c’est qu’elle est rarement utile aux écrivains qu’elle intéresse ; ce sont toujours ceux qui en profitent le moins, et la raison en est claire. L’amour-propre qu’elle a blessé ne sent que la piqûre de ses traits, et, tout occupé de ce qu’il croit son injure, il ne voit plus ni les fautes qu’on lui montre, ni le vrai qu’on lui fait apercevoir. Aussi toute critique, même la plus pure de passion, de personnalité, d’intérêt, change-t-elle à présent de nom, et sous le nom de satire est-elle devenue odieuse. ”

