Eugène Hatin,
Histoire politique et littéraire de la presse en France
“ Cela tient à la nature même de Bayle, et aux habitudes de son esprit. « Il faut de l’âme, dit Vauvenargues, pour avoir du goût. » L’âme chez le critique, comme chez l’artiste, n’est autre chose que la passion, ou du moins le sens du beau. Or c’est là précisément ce qui manque à Bayle. La passion, elle est morte dans son cœur depuis longtemps ; le beau absolu n’existe guère plus pour lui dans l’art que le vrai en philosophie et en histoire. La perfection est, à ses yeux, relative, variable ; chaque peuple, chaque siècle est libre de l’entendre à sa façon. ”
