Ernest Capendu, Le Joug de l'aigle, roman historique… (1867)
“ Le Bayle avait tout oublié, et son troupeau, et ses chamois et le danger affreux qu'il venait de courir. Entièrement absorbé par le spectacle saisissant du duel ; il demeurait là, la tête suspendue au-dessus de l'abîme, dans la position d'un être dompté par quelque rayon fascinateur. Le combat durait toujours, le sang ruisselait, la victoire était incertaine. Les deux témoins masqués demeuraient, eux aussi, immobiles, anxieux, en proie à l'émotion la plus poignante. Le combat se continuait. Tout-à-coup un même cri venait d'expirer sur les lèvres des assistants. ”
