Jacques-Joseph Chirol de La Brousse

Résumé

Jacques-Joseph Chirol de La Brousse Notice sur M. Jean-Charles Bayle… (1846)

Lorsque le ministère public avait fait son réquisitoire, et tésumé toutes les charges de l'accusation ; lorsqu'il avait amené le public à croire à l'impossibilité de l'innocence, M. Bayle dissipait bientôt cette première impression si fâcheuse: exposant les faits, à son tour, avec tout l'art dont il était susceptible, il faisait revenir peu à peu son auditoire : il était bien rare qu'il n'eût point ramené l'intérêt sur l'accusé, avant même d'être arrivé à la discussion.
Source : Gallica

Jacques-Joseph Chirol de La Brousse Notice sur M. Jean-Charles Bayle… (1846)

C'était une des qualités de M. Bayle que de n'abandonner jamais ses clients, même lorsqu'ils avaient été condamnés. Pendant le cours des débats, il faisait soigneusement constater tout ce qui pouvait lui ménager un recours en cassation, s'occupait ensuite du pourvoi, ou même du recours en grâce, si le pourvoi n'avait point été admis. Aussi, bien des accusés ont dû à son talent et à ses efforts d'avoir conservé l'honneur et la vie ; d'autres, d'avoir été condamnés à des peines moins sévères que celles qu'ils avaient méritées.
Source : Gallica

Jacques-Joseph Chirol de La Brousse Notice sur M. Jean-Charles Bayle… (1846)

M. Bayle avait l'heureux privilége de captiver son auditoire. On l'écoutait avec un silence religieux; ses plaidoiries étaient savamment coordonnées; on pouvait les suivre sans confusion ; on pouvait même en conserver quelque temps la mémoire, tant il avait le secret de s'emparer de ses auditeurs, lors même qu'il ne parvênait pas à les convaincre.
Son talent si élevé dans la plaidoirie, ne faisait que grandir encore, dans la réplique.
Source : Gallica

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