Résumé

Julien Munier-Jolain L'instruction criminelle, inquisitoriale et secrète (1880)

L'INSTRUCTION CRIMINELLE
Dès lors, ce sera le président des assises livrant à la face du jury le fond de sa pensée sur l'affaire avec toute l'autorité de son rang et de son titre.
Pensez-vous d'une part, que l'expression publique de ce sentiment ne soit pas une atteinte à la justice égale, par l'influence qu'elle peut exercer sur les jurés ? — et croyez-vous, d'autre part, pour conjurer victorieusement la possibilité d'un tel risque, à cette autre possibilité de ces rôles impersonnels, hybrides, où les contraires se heurtent et doivent se concilier?
Source : Gallica

Julien Munier-Jolain L'instruction criminelle, inquisitoriale et secrète (1880)

A cette heure suprême du débat terminé, où l'accusation, dans ses moyens, et l'accusé également entendus, le juge, maître de l'affaire, n'a plus qu'à prononcer sur le sort du prévenu ; nul autre, quel qu'il soit, n'a qualité ni droit pour troubler le silence de l'audience épuisée ; et c'est presque, je le déclare, autoriser un sacrilège que de laisser une voix profane, s'élevant entre la défense et le jugement, suspendre et détourner la pensée du jury.
Source : Gallica

Julien Munier-Jolain L'instruction criminelle, inquisitoriale et secrète (1880)

Cependant si vous vous demandez, dans l'impartialité de votre conscience, pourquoi ces dispositions sans pitié ; pourquoi la connaissance des charges refusée ; pourquoi l'assistance du conseil interdite ? Il vous sera répliqué, avec une suprême aisance, par ce motif unique, le seul que l'on ait jamais objecté.
En vérité, pour répondre « oui » ou « non » ; « je suis innocent ou coupable » ; j'ai fait ou n'ai pas fait le crime ; qu'aurait besoin le prévenu d'un conseil ?
Lui seul suffit à sa défense !
Source : Gallica

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