Résumé

Léon de Lanzac de Laborie Barreau de Paris. Le procès des ministres de Charles X, discours prononcé par Léon de Lanzac de Laborie… (1887)

M. de Peyronnet, par une inexplicable contradiction, avoua qu'il avait rédigé l'ordonnance sur la presse, et donna à entendre qu'il s'était opposé au coup d'État : tout porte à croire qu'il confondait ses regrets avec l'expression de la réalité.
Plus le rôle des commissaires était délicat, plus ils prirent à tâche de le remplir en hommes du monde et en hommes de coeur. Comme M. de Guernon-Ranville, dans un moment d'oubli, chargeait ses collègues, M. Bérenger, prétextant la gravité de la question, le pria de dicter sa réponse : le ministre comprit, remercia et modifia ses paroles.
Source : Gallica

Léon de Lanzac de Laborie Barreau de Paris. Le procès des ministres de Charles X, discours prononcé par Léon de Lanzac de Laborie… (1887)

Maintenant, l'abrogation de la peine de mort en matière politique est pleinement entrée dans nos moeurs. Mais en 1830, l'échafaud politique existait encore, en droit comme en fait, et la Restauration l'avait dressé bien des fois avec une imprudente facilité. Au moment même où le procès des ministres allait s'ouvrir, des hommes de coeur choisissaient, pour signer une protestation contre la peine de mort, l'anniversaire de l'exécution des sergents de la Rochelle : on conçoit que, dans des âmes moins généreuses, ce souvenir éveillât d'autres idées.
Source : Gallica

Léon de Lanzac de Laborie Barreau de Paris. Le procès des ministres de Charles X, discours prononcé par Léon de Lanzac de Laborie… (1887)

Nous savons aujourd'hui qu'historiquement, la discussion de Sauzet renferme des exagérations évidentes ; que l'opposition antidynastique n'a été sous la Restauration que le fait d'une petite minorité, et que Charles X a surtout été détrôné par son aveuglement. Il est néanmoins impossible de relire cette harangue sans admirer l'ampleur de vues qui l'anime : métamorphoser la Révolution de Juillet en un duel fatal et inévitable, c'était là un système de défense dont la conception et le développement dénotaient une intelligence supérieure.
Source : Gallica

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