M. de Martignac

Définition et enjeux

Paul-Jean-David Girard,  Éloge de M. de Martignac, prononcé le 4 décembre 1852… (1852)

“ Tant il est vrai que le progrès politique n'a pas d'ennemi plus dangereux que l'assassinat !
Et M. de Martignac s'était associé, de toutes ses forces, à ce mouvement d'inévitable réaction. Son intelligence s'y était vouée, son âme s'y passionna. Rapporteur des lois les plus importantes, il les discute et les soutient avec chaleur, avec entraînements Son organe, loin de perdre sa mélodieuse douceur, s'assouplit encore et se fortifie. Il trouve en lui des accents plus énergiques, il aime les émotions du combat, il s'enivre de poudre et de fumée.
”
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet,  Le ministère de M. de Martignac… (1875)

“ Dans la générosité de son coeur, à l'instigation de son dévouement à la France et au roi, dévouement qui était trop ardent pour ne pas engendrer quelques illusions et les entretenir, M. de Martignac estimait qu'il était possible de réunir sur un terrain de modération et de libéralisme, inaccessible aux partis et à leurs passions, tous les hommes de bonne foi, de former ainsi une puissante et invincible légion qui, lorsqu'elle se répandrait dans la nation et s'adresserait à elle, pourrait l'entraîner et la diriger. ”
Source : Gallica

Léopold Toussaint,  La biographie de M. de Martignac… (1865)

“ « C'était l'homme auquel on pouvait penser au jour du danger, non peut-être pour le conjurer, mais pour lutter contre lui, avec une complète abnégation de soimême. »
En représentant M. de Polignac comme la victime d'une aveugle abnégation, M. de Martignac adressait un appel délicat à la générosité de la chambre. Il espérait que l'image du dévouement, même fanatique et dangereux pour l'État, ne laisserait, une fois le danger passé, subsister dans l'esprit des juges d'autre sentiment que cette pitié mêlée de sympathie qu'éveille toujours la vue du sacrifice.
”
Source : Gallica

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