Adèle d’Osmond

Élements biographiques

Portrait de Adèle d’Osmond Adèle d’Osmond Mémoires de la comtesse de Boigne

Adorée par son mari, par ses enfants, par tout ce qui l’entoure, le degré d’affection, de vénération qu’elle inspire est en proportion des occasions qu’on a de l’approcher. La tendre délicatesse de son cœur n’altère ni l’élévation de ses sentiments, ni la force de son caractère. Elle sait merveilleusement allier la mère de famille à la princesse ; et, quoiqu’elle traite tout le monde avec les apparences d’une bienveillance qui lui est naturelle, cependant c’est avec des nuances si habilement marquées que chacun peut reconnaître sa place sur un plan différent.
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Portrait de Adèle d’Osmond Adèle d’Osmond Mémoires de la comtesse de Boigne

« Je veux voir Chartres ; s’écriait-il, je veux embrasser Chartres... ce n’est pas vrai... il ne peut pas être mort... »
La Reine le saisit par le bras et l’entraîna chez elle. Rien ne lui a été épargné ! Jamais douleur plus profonde n’a été plus expansive que celle de ce prince, si froid en apparence ; son explosion n’en a pas diminué l’intensité. La mort de monsieur le duc d’Orléans a laissé dans son cœur un vide que rien ne saurait combler.
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Portrait de Adèle d’Osmond Adèle d’Osmond Mémoires de la comtesse de Boigne

« Je vous remercie, monseigneur, s’écria Pozzo.
— Pourquoi, général ?
— Parce que ce sera moi !
— Vous ?
— Sans doute ; je me crois le plus digne. Et comment me prouvera-t-on le contraire ? En me tuant ? D’autres se présenteront... Laissez-nous tranquilles avec votre plus digne ! Le plus digne d’un trône est, pour la paix du monde, celui qui y a le plus de droits. »
Bernadotte n’osa pas pousser plus loin la conversation mais ne l’a jamais pardonnée à Pozzo.
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