Adèle d’Osmond,
Mémoires de la comtesse de Boigne
“ J’ai oublié de dire qu’avant mon mariage, je voyais beaucoup Pozzo, chez mes parents. Depuis, la vaste jalousie de monsieur de Boigne, qui embrassait la nature entière, y compris mon père et mon chien, m’avait séquestrée de toutes relations sociales, et je n’avais vu le monde que comme une lanterne magique. D’ailleurs, Pozzo avait fait un long séjour à Vienne où il avait accompagné lord Minto, son patron et son ami. Cette liaison s’était formée à l’époque où lord Minto, alors sir Gilbert Elliot, avait été vice-roi de Corse, et où Pozzo était son conseil et son ministre. ”
