Résumé

Le Poussin, sa vie et son oeuvre… (1858)

L'étude de la forme sous laquelle le peintre exprime sa pensée ne produit pas toujours en tous, il est vrai, les grands et salutaires effets qu'on aurait droit d'en attendre. Il faudrait que l'artiste éprouvât lui-même des sentiments élevés, pour se plaire à en reproduire l'expression, à en parler le langage, et, parmi ceux qui ont choisi la peinture héroïque, on n'en rencontre encore qu'un petit nombre qui voient dans leur art autre chose qu'un talent distinct d'eux, en quelque sorte, et qui n'engage en rien la responsabilité de leurs convictions et de leur conscience.
Source : Gallica

Le Poussin, sa vie et son oeuvre… (1858)

La facilité irréfléchie de Vouet compromettait déjà la peinture et l'entraînait dans des voies où le sens élevé de l'art se fût bientôt perdu; le goût sévère du Poussin devint comme la lumière qui éclaira le berceau de la nouvelle école française représentée à Rome par Lebrun et d'autres jeunes peintres, en France par Lesueur et Philippe de Champagne.
Expression. — L'expression est le champ le plus vaste où s'exerce la peinture ; là où l'invention et la composition n'ont point, ou n'ont que peu de place, dans le portrait, par exemple, la nécessité de l'expression se fait sentir avant tout.
Source : Gallica

Le Poussin, sa vie et son oeuvre… (1858)

La supériorité d'un homme n'a jamais été telle, qu'il ait créé à la fois et porté à sa perfection le système d'oeuvres auxquelles il doit l'estime qui s'attache à son nom. Le temps est l'indispensable moyen de nos progrès, et si l'art est une des faces du génie créateur de l'humanité, nous devons en conclure que son développement est nécessairement successif. Il suffit donc à la gloire d'un homme d'avoir, à l'époque où se poursuivit sa carrière, atteint le plus haut degré de perfection alors possible, dans les ouvrages par lesquels il a mérité l'attention des contemporains et de la postérité
Source : Gallica

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