Résumé

Henri Chardon Les frères Fréart de Chantelou… (1867)

Toutes ces gravures de Pesne sont un vrai monument élevé à la mémoire du Poussin ; grâce à l'excellent choix de M. de Chantelou, le grand peintre, à peine descendu dans la tombe, avait trouvé un interprète digne de lui qui avait su saisir le véritable caractère de son génie et n'aurait jamais eu de rivaux, s'il ne s'était rencontré cette aimable Claudine Stella, ce traducteur si simple et si touchant de la couleur et de la pensée du Poussin, dont l'immense talent et le burin sans égal durent être appréciés à leur valeur par M. de Chantelou, le fidèle ami de sa famille.
Source : Gallica

Henri Chardon Les frères Fréart de Chantelou… (1867)

C'est la même haine pour le libertinage, la fantaisie et la nouveauté, le même respect, pour ne pas dire le même fétichisme, de l'antiquité. Mais en architecture ses théories étaient plus plausibles et plus recevables qu'en peinture : le Panthéon, l'arc de Titus, la colonne Trajane, le théâtre de Marcellus, et bien d'autres chefs-d'œuvre de l'architecture antique étaient encore debout pour leur servir de démonstration, comme autant de preuves vivantes de la beauté de l'art antique, qui pouvaient convaincre les incrédules de la supériorité de l'art de la Grèce et de Rome.
Source : Gallica

Henri Chardon Les frères Fréart de Chantelou… (1867)

Dans cette lutte, il fut un des défenseurs les plus convaincus et les plus autorisés de son ancien ami, et sa collection fut comme un arsenal où ceux qui se rangeaient sous le drapeau du peintre des Sept Sacrements allaient chercher des armes et des arguments. Les tableaux de ses galeries furent l'objet des Conférences de l'Académie de peinture, dont la plupart des membres, tels que Lebrun, Philippe de Champaigne, Testelin, Sébastien Bourdon, Errard, Nocret, conservaient fidèlement aussi le culte du Poussin et la tradition de sa manière si savante, si noble, si héroïque.
Source : Gallica

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