Philippe de Champaigne

Définition et enjeux

Ph. de Champaigne : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

Champaigne nous a peint un Louis XIII renfrogné, morose, de visage terne et maladif, mais admirable précisément parce qu'il est d'une absolue sincérité.
PHILIPPE DE CHAMPAIGNE ET PORT-ROYAL
Philippe de Champaigne, en 1638, était à l'apogée de sa réputation. Avec la gloire, une large aisance, sinon la fortune, lui était venue.
Estimé de tous, époux heureux, il semblait ne devoir connaître que les joies de la vie,
lorsque un malheur cruel vint s'abattre sur lui.
Source : Gallica

Ph. de Champaigne : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

Aussi, jamais Champaigne n'avait atteint à une telle hauteur d'expression, et l'on peut considérer ce tableau non seulement comme son chef-d'œuvre, mais comme l'un des beaux chefs-d'œuvre du XVIIe siècle.
Malgré son attachement à Port-Royal, Philippe de Champaigne n'a pas complètement rompu avec le monde. Il vit le plus possible dans le commerce des Messieurs de l'abbaye, mais il n'est pas lui-même un cénobite. S'il pratique toutes les vertus du parfait
chrétien, il ne se sent aucun goût pour la clôture.
Source : Gallica

Léonie Meunier Philippe de Champaigne (1924)

Il nous faut retourner de beaucoup d'années en arrière pour voir Philippe de Champaigne autrement que dans ses portraits de religieuses et de solitaires.
En 1648, il entrait, lors de sa fondation, à l'Académie de peinture, et lui offrait un tableau, L'Apôtre saint Philippe, maintenant au Louvre. Bientôt nommé recteur, il abandonna ses émoluments à des artistes besogneux. Grand peintre par sa science aussi bien que par la grâce de la nature, il pouvait dire sur l'art
des choses fructueuses.
Source : Gallica

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