Octave Féré

Élements biographiques

Octave Féré,  Les Mystères du Louvre

“ Tu répétais ma devise; tu dessinais mon emblème pour avoir toujours auprès de toi quelque chose qui émanât de ta Marguerite et qui te la rappelât... Et tu prétends que je t'aime trop! Oh! jamais je ne t'aimerai, je ne te le prouverai assez!
—Mais tu ne sais pas, cette devise, cet emblème, Triboulet les a découverts, les a dénoncés au chancelier... et le démon qui est entre eux leur a révélé que c'était là un gage d'amour... d'amour partagé.
—N'est-ce que cela! fit-elle en relevant comme une reine sa tête dédaigneuse, laisse siffler les serpents: Dieu est grand et le bon droit est fort.
”
Source : Gutenberg

Octave Féré,  Les Mystères du Louvre

“ Si c'est un crime,—Marguerite de Valois, en accentuant ces mots, s'était redressée de toute sa hauteur, imposante et magnifique comme l'incarnation de la justice céleste,—si c'est un crime, la sagesse dit encore que nul ne reste impuni.
—Votre Altesse, balbutia le chancelier, a des formes de discours impétueuses...
—Dites que j'aborde avec courage les objets les plus redoutés; dites que je plonge un regard au fond des abîmes... N'est-ce pas là qu'il faut aller chercher la vérité?... Les fantômes s'évanouissent devant celui qui a la vaillance de les poursuivre.
”
Source : Gutenberg

Octave Féré,  Les Mystères du Louvre

“ Au nom de la princesse, Triboulet se ranima.
—Elle est fort tourmentée, la belle Altesse?
—Il faudrait le voir comme moi, pour s'en bien faire une idée. Ah! les grandeurs ne donnent pas la félicité!... Son existence se consume dans les chagrins, dans les larmes... Vous l'avez vue sourire et plaisanter ce soir, au milieu de ces gentilshommes et de ces damoiselles... eh bien, je peux vous avouer cela, la mort était en elle...
—Je le sais... prononça tout bas le bouffon, en proie à une émotion singulière.
—Elle passe ses nuits sans sommeil, ses jours sans sécurité.
”
Source : Gutenberg

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