Résumé

Ph. de Champaigne : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

Aussi, jamais Champaigne n'avait atteint à une telle hauteur d'expression, et l'on peut considérer ce tableau non seulement comme son chef-d'œuvre, mais comme l'un des beaux chefs-d'œuvre du XVIIe siècle.
Malgré son attachement à Port-Royal, Philippe de Champaigne n'a pas complètement rompu avec le monde. Il vit le plus possible dans le commerce des Messieurs de l'abbaye, mais il n'est pas lui-même un cénobite. S'il pratique toutes les vertus du parfait
chrétien, il ne se sent aucun goût pour la clôture.
Source : Gallica

Ph. de Champaigne : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

Puis vient la nombreuse et grande famille des Arnauld : l'ami, d'abord, Robert Arnauld, seigneur d'Andilly, dont le portrait est au Louvre, l'homme aimable que l'on appelait l'ami universel. C'est une œuvre sans égale : jamais Van Dyck lui-même n'est allé plus loin ; la tête respire, elle vit, mais surtout elle pense ; et quant à la main appuyée sur la console, c'est un chef-d'œuvre de modelé que l'on a cité toujours et que l'on citera longtemps. Après le frère, il peignit les deux sœurs, la Mère Angélique, déjà citée, et la Mère Agnès, qui l'avait précédée comme supérieure de Port-Royal.
Source : Gallica

Ph. de Champaigne : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

Le grand mérite de son œuvre c'est qu'elle est sans faiblesses, d'une supériorité toujours égale; la critique la plus sévère ne trouve rien à y reprendre et doit se borner à en admirer la conscience, la probité et la noblesse.
Toutes ces belles qualités, rarement réunies dans un même peintre, classent Philippe de Champaigne au rang des grands maîtres, et la France qu'il avait adoptée pour patrie, peut le revendiquer comme un de ses plus glorieux enfants.
Source : Gallica

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