Résumé

G.-H. Darley Revue des Deux Mondes

Les mérites du peintre, chez Reynolds, sont la puissance et la largeur d’effet, un ton grave et harmonieux de couleur et un certain aspect de force et de majesté, le tout écrit d’une main hardie et facile, mais un peu lâchée. À cela il faut ajouter d’autres qualités qui, sans tenir en rien à l’art, ne découlent pas moins de la personnalité de l’artiste. Ses figures offrent souvent de l’élévation, de l’élégance, de la grâce, et, malgré le laisser-aller de la touche, elles ont un air de vie, une franchise d’expression qui échappe tous les jours à des brosses plus serrées et plus soumises.
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G.-H. Darley Revue des Deux Mondes

Il faut donc admettre que, pour arriver à un pareil résultat, il suffit d’une moyenne de capacités qui est loin d’être rare. Si c’était là tout l’art, il ne serait pas difficile d’être un artiste de génie ; mais l’art n’est pas là tout entier, comme plus d’un l’a prouvé, même dans ses natures mortes et ses intérieurs. Du moment où un peintre supérieur s’empare de ces choses inertes, elles prennent soudain une portée tout autre. Il n’est plus question du trompe-l’œil, ce hochet du public ; les objets ne prétendent plus avoir sur la toile le relief et l’aspect de la réalité.
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De toutes les mines où peut puiser le peintre, il n’en est pas de plus exploitée que celle de la vie privée. Outre que les scènes domestiques ont un grand charme pour le gros du public, elles sont comme au bout de la brosse de l’artiste, et elles ne lui demandent guère d’autre effort d’esprit que la peine de copier. Tout le talent d’imitation dont il dispose trouve ici beau jeu pour se développer sans impertinence et à bon profit, avec cette double chance de gagner le plus large succès et au meilleur marché.
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