Résumé

A. Bonnin Etudes sur l'art contemporain. Paul Baudry… (1886)

Je le vois encore ce portrait, c'était une figure de blond au teint vermeil, avec une moustache et des favoris d'un châtain un peu ardent ; les yeux bleus étaient humides de vie, les carnations avaient le brillant, l'éclat de la réalité. C'était le portrait d'un jeune et richissime gentilhomme prussien, de l'époux de la Païva, pour qui Baudry venait de peindre, comme prélude à son Opéra, sa première grande page décorative : un plafond représentant Apollon dans sa fonction de Dieu du jour, debout sur les nuées et lançant ses flèches d'or vers l'empyrée.
Source : Gallica

A. Bonnin Etudes sur l'art contemporain. Paul Baudry… (1886)

« Le Premier Maître de Baudry », que je publiai dans l'Art, il y a bientôt dix ans, et pour lequel je lui avais demandé quelques renseignements, il m'écrivait au mois de mars 1876 : « On a beaucoup abusé, à mon sens, de la biographie, c'est la manie de notre temps. Si j'étais quelque chose pour l'avenir, ce qui est douteux, j'aimerais mieux qu'on dise, ce que l'on dit encore du reste de beaucoup de grands personnages incontestables: on ne sait l'année qu'il naquit, et sa vie est totalement inconnue, mais voici ce qu'il fit. »
Source : Gallica

A. Bonnin Etudes sur l'art contemporain. Paul Baudry… (1886)

La puissante réalité des œuvres de ce peintre, son dessin si expressif, sa robuste et rapide exécution, tout cela l'avait empoigné, enthousiasmé. Et de ces voyages date un changement profond dans sa manière. Elle devient plus large, plus libre, ne reproduisant plus la nature que dans ses traits essentiels et caractéristiques, simplifiant pour aller plus rapidement comme s'il eût voulu saisir son modèle au vol, en faire en quelque sorte le portrait instantané.
Source : Gallica

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