Résumé

Adolphe Breulier L'art et l'archéologie : salon de 1852 (1852)

Est-ce que de grands artistes n'ont pas achevé récemment et n'exécutent pas encore, à l'heure qu'il est, de grands et d'admirables travaux dans nos temples et nos palais ? — Est-ce que l'art peut mourir? L'expression de l'idéal n'est-elle pas un besoin toujours vivant de l'homme, et dont les manifestations varient suivant chaque temps, chaque contrée et chaque artiste ?
Source : Gallica

Adolphe Breulier L'art et l'archéologie : salon de 1852 (1852)

Parce que Zeuxis et Phidias ont les premiers peint et sculpté des chefs-d'œuvre, fallait-il étouffer dans leur germe ceux de Raphaël, du Poussin et de Canova ?
Ne décourageons donc pas les artistes ; ne leur persuadons pas que leur rôle est fini dans le monde ; que leurs œuvres sont des superfluités que l'indifférence ou le sérieux du siècle délaisse, et que leurs mains dégénérées ne savent même plus créer dans les conditions de beauté qui les doivent distinguer des productions banales et hâtives de l'industrie.
Source : Gallica

Adolphe Breulier L'art et l'archéologie : salon de 1852 (1852)

Il y a dans cette toile une entente, selon nous trop contestée, du groupe et de la lumière; l'expression un peu violente produit un effet saisissant. Ce sont bien là les énergiques et blanches femmes de la Gaule, jetant ces cris sauvages qui étonnèrent tant de fois les Romains ; réunies pour mourir, elles égorgent d'abord elles-mêmes leurs enfants pour les sauver de l'esclavage. Tous les accessoires, les lourds chariots de guerre à roues pleines ou à jantes massives, les gais acérés, les boucliers de planches sont parfaitement étudiés.
Source : Gallica

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