Adolphe Breulier

Adolphe Breulier,  Réfutation de l'exposé des motifs du projet de loi sur la propriété littéraire… (1839)

“ Ne prenez pas plus de soin de la propriété que n'en prend le propriétaire lui-même. Fiez-vous en à la nature humaine ; comptez même sur la cupidité; il arrivera rarement que le possesseur d'un ouvrage connu et goûté du public, ou digne de l'être, soit assez ignorant ou assez vindicatif pour négliger d'en tirer profit par la publication. Si au contraire vous avez réservé votre sollicitude pour un intérêt plus élevé, vous avez un moyen bien simple d'arracher à des mains inhabiles ou indignes le trésor précieux dont l'existence importe a l'intérêt général et vous semble compromise. ”
Source : Gallica

Adolphe Breulier,  Réfutation de l'exposé des motifs du projet de loi sur la propriété littéraire… (1839)

“ C'est la trace des travaux de l'agriculture sur le sol qui a fait preuve pour la première fois de la prise de possession de l'homme, et qui a fait établir à son profit la propriété exclusive du premier champ, et depuis, la propriété de ce champ ne s'est plus transmise que par des dérivés de ce mode primitif : par succeesion, par vente, par donation, par échange. L'homme laborieux dont l'esprit laboure le vaste champ de l'intelligence, établit à son profit un droit pareil sur l'idée où il peut montrer le sillon qu'a tracé le soc de sa pensée. ”
Source : Gallica

Adolphe Breulier,  Droit au travail et propriété, par Adolphe Breulier (1848)

“ On ne peut concevoir l'un sans l'autre, ni porter quelque atteinte au premier sans faire souffrir la seconde. C'est cette opinion que je soutenais en 1839, lors de la discussion de la propriété littéraire, quand je disais : « Le Travail ! c'est la source la plus sainte, la plus excellente, la première de la Propriété ; c'est lui qui en a d'abord fait sentir la nécessité, c'est lui qui l'a créée ; » ”
Source : Gallica

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