Le droit moral désigne les droits non économiques liés à l’œuvre d’un auteur, assurant son attribution, son anonymat ou pseudonymat, ainsi que l’intégrité de sa création. Contrairement aux droits patrimoniaux, il demeure indépendant de toute cession de propriété intellectuelle. Ce droit, reconnu dès le XIXe siècle en France et en Allemagne, a été formalisé par la Convention de Berne en 1928, qui distingue la paternité et l’intégrité de l’œuvre.
Jean-Henri Dumont le compare à un droit extra-patrimonial défendant la personnalité humaine, tandis que Joseph Tissot souligne que la perte de certains droits dépend de considérations morales, non juridiques. Pellegrino Rossi, quant à lui, le rattache à un ordre moral éternel, fondement des institutions humaines. Les pays comme l’Autriche ou le Canada illustrent des nuances législatives, tout en soulignant que le droit moral, bien qu’il puisse parfois être renoncé, reste souvent perpétuel et inaliénable.