Joseph Grasset

Joseph Grasset

Résumé

Portrait de Joseph Grasset Joseph Grasset La responsabilité des criminels (1908)

Et il cite Garofalo : « le droit de punir, c'est simplement cette loi de nature en vertu de laquelle tout organisme, et en particulier l'organisme social, réagit contre ce qui trouble ses conditions d'existence... Jusqu'ici les peines sont graduées d'après une idée fausse de libre arbitre et de responsabilité morale. Il nous faut changer tout cela, nul n'étant libre, nous ne punissons plus en raison du degré de liberté, mais en n'ayant en vue que l'intérêt de la société et en proportionnant la peine à la redoutabilité du criminel. »
Source : Gallica

Portrait de Joseph Grasset Joseph Grasset La responsabilité des criminels (1908)

Je ne suis ému que quand ils disent (ou quand on leur fait dire) que tous les criminels sont des malades ; que par suite il n'y a plus besoin d'étudier leur responsabilité; que la société doit user d'un droit de défense sans le combiner avec son devoir d'assistance ; qu'il faut appliquer la loi de temibilité sans la combiner avec la loi d'individualisation de la peine ; qu'il faut revenir aux moeurs anciennes, ne tenir aucun compte de l'individu et ne tenir compte que de l'importance de son méfait...
Source : Gallica

Portrait de Joseph Grasset Joseph Grasset La responsabilité des criminels (1908)

Oui, quand un chien est enragé, on le tue, tandis que, quand un homme est enrage, on le soigne, même s'il a déjà mordu et au risque de se faire mordre soi-même. Une des conquêtes les plus positives de la sociologie contemporaine est la proclamation indiscutée du devoir qu'a la société de soigner ses malades; ce devoir est aussi strict vis-à-vis des malades du psychisme que vis-à-vis des accidentés du travail ou des tuberculeux. Et ce devoir ne disparaît pas parce que le malade psychique aura commis un crime ou un délit.
Source : Gallica

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