Résumé

Dr Grasset La Responsabilité atténuée

Quand nous aurons bien disputé... quand nous aurons épuisé tous les argumens pour ou contre toutes les nuances de la responsabilité que l’on peut découvrir dans un homme sain ou malade, nous nous trouverons d’accord avec les bûcherons sociaux, avec les magistrats, sur la nécessité d’enlever l’homme et d’en débarrasser à jamais la société... Ne parlons même pas de crime, parlons de danger... L’idée de crime est une idée métaphysique ; l’idée de danger est une idée sociale.
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Dr Grasset La Responsabilité atténuée

Ils hésitent avant de voler ou de tuer parce qu’ils ont peur d’être découverts et mis en prison ; ils délibèrent sur les précautions à prendre pour éviter le gendarme et le bagne ou la guillotine. Mais l’idée du préjudice causé à autrui ou du mal en soi n’a aucune prise sur eux : un crime, resté caché et impuni, n’est pas un crime à leurs yeux. Et comme, au moment de commettre un crime, on espère toujours avoir assez bien arrangé les choses pour échapper à la justice humaine, il n’y a plus, chez les demi-fous, aucun motif de ne pas le commettre.
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Dr Grasset La Responsabilité atténuée

Mais, en les punissant comme les bien portans, la société remplit-elle et épuise-t-elle tous ses devoirs vis-à-vis d’eux ? Faut-il traiter ces malades comme s’ils ne l’étaient pas ? La société ne doit-elle considérer que le crime commis et le préjudice causé sans se préoccuper de savoir si l’auteur de ce préjudice était malade ou sain d’esprit, avait ou non ses neurones psychiques normaux ?
Beaucoup de très bons esprits répondent à cette question par l’affirmative et pensent qu’on ne doit faire aucune différence entre les deux catégories de criminels.
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