Résumé

B. Marcovici Des aliénés criminels : thèse pour le doctorat… (1900)

En déclarant un individu coupable d'une infraction, la justice pénale affirme, par cela même, que cet individu a pu comprendre l'illégalité de l'acte qu'il commettait, que, cependant, il a voulu, ou, tout au moins, n'a pas employé sa volonté à l'éviter, et que, par conséquent, il est en faute. Le droit criminel moderne repose donc, avant tout, sur la notion de la liberté, considérée comme une condition essentielle de la responsabilité légale.
Source : Gallica

B. Marcovici Des aliénés criminels : thèse pour le doctorat… (1900)

Au début de l'ivresse, la conscience des actes existe, le caractère ordinaire de l'individu n'est pas transformé : il se rend compte de ce qu'il fait. Ce qui est affaibli, c'est sa force de résistance aux impulsions violentes et passionnées. La responsabilité subsiste donc, mais atténuée.
Mais lorsque l'ivresse est complète, lorsqu'elle a produit cette sorte d'anesthésie et d'inconscience, qui caractérise l'état de l'homme ivre, toute responsabilité basée sur le dol disparaît.
Source : Gallica

B. Marcovici Des aliénés criminels : thèse pour le doctorat… (1900)

L'hallucination est un phénomène purement sensoriel. Mais les sensations qui la produisent ne sont que fictives ; le malade croit les éprouver quoique ses sens ne soient réellement pas affectés par les objets extérieurs ; il voit, mais non par les yeux, il entend, mais non par les oreilles, « il rêve tout éveillé », dit Esquirol. L'hallucination ne se rencontre pas d'ailleurs que dans l'état de folie ; l'halluciné n'est pas forcément un aliéné.
Source : Gallica

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