Résumé

Henri Colin Les aliénés dans les prisons :… (1902)

La prison, en effet, est un établissement où le travail est de règle, où la moindre interruption de ce travail entraîne une perte pécuniaire importante où, par conséquent, la présence dans un atelier d'un malade délirant apporte le trouble et rend toute discipline impossible.
Il semblerait dès lors tout naturel que ces malades fussent immédiatement séparés des autres détenus et envoyés en observation. Mais est-il besoin de dire que les idées des gens du monde sur la folie se retrouvent exagérées encore chez ceux qui sont en contact immédiat avec les détenus?
Source : Gallica

Henri Colin Les aliénés dans les prisons :… (1902)

N'est-on pas en droit de demander s'il est plus honorable de subir un examen judiciaire plutôt qu'un examen médical, surtout quand on réfléchit aux procédés d'investigation de la police ou de l'instruction? Il est probable, en tous cas, que tous les citoyens ne sont pas de l'avis de M. Bérenger et qu'ils préféreront toujours avoir affaire à un médecin plutôt qu'à un magistrat, en vertu même des habitudes prises, et en raison du rôle social de ce dernier.
Source : Gallica

Henri Colin Les aliénés dans les prisons :… (1902)

Que signifie, en effet, une peine qui frappe un individu atteint de paralysie générale avec le délire des grandeurs ou la mélancolie, la perte de la mémoire, l'embarras de la parole, la faiblesse musculaire, la déchéance organique caractéristiques de cette maladie ?
Disons tout de suite que, dans tous les pays, on s'accordait à faire compter, dans la durée de la peine, le temps passé dans un asile par un détenu aliéné. Seule, et le fait est à noter, l'Espagne faisait exception à la règle.
Ce qui précède montre bien, suivant nous, l'idée fausse qu'on a coutume de se faire des aliénés.
Source : Gallica

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