Résumé

Prosper de Pietra Santa Études sur l'emprisonnement cellulaire et la folie pénitentiaire… (1858)

Le moment où le détenu voit se fermer sur lui la porte de la cellule produit une impression profonde sur l'homme quia reçu de l'éducation comme sur celui qui a toujours vécu dans l'ignorance, sur le criminel comme sur l'innocent, sur le prévenu comme sur le condamné : cette solitude, l'aspect de ces murs, ce silence absolu l'effrayent et le confondent. S'il a de l'énergie, s'il possède une âme forte et bien trempée, il résiste, et peu de temps après il demande des livres, de l'occupation, du travail.
Source : Gallica

Prosper de Pietra Santa Études sur l'emprisonnement cellulaire et la folie pénitentiaire… (1858)

M. de Pietra Santa, qui n'est pas, comme son contradicteur, un esprit systématique, ne repousse pas d'une manière absolue l'emprisonnement cellulaire; il pense, au contraire, que ce moyen répressif peut être, en certaines circonstances, fort utilement appliqué, et nous sommes encore sur ce point complétement de son avis. Le système cellulaire est, croyons-nous, d'un effet infaillible pour réduire certaines natures indomptables par tout autre moyen, pour assouplir certains esprits rebelles, pour briser quelques terribles révoltés.
Source : Gallica

Prosper de Pietra Santa Études sur l'emprisonnement cellulaire et la folie pénitentiaire… (1858)

Qu'importe la disparition de quelques misérables, si en définitive la cellule moralise le prisonnier en éloignant les demi-vicieux du contact des pervers? La question ne peut être ainsi posée. Pour nous, la vie d'un homme, quel qu'il soit, est chose sacrée, et lorsque nous nous trouverons en présence d'un système qui conduit fatalement à la folie ou à la mort, nous nous croirons en droit de déclarer ce système mauvais et de réclamer ou son abandon ou sa modification profonde.
Source : Gallica

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