Maison d'arrêt

Définition et enjeux

Édouard Boitard Leçons de droit criminel, contenant l'explication complète des Codes pénal et d'instruction criminelle… (1872)

La maison d'arrêt, c'est une maison établie près de chaque tribunal d'arrondissement pour y déposer les prévenus qui se trouvent sous le même poids d'un mandat de dépôt ou d'arrêt ; ce sont les seules personnes qui doivent être dans les maisons d'arrêt proprement dites.
La maison de justice, c'est encore une prison dans le sens générique, mais non pas dans le sens légal et technique du mot; c'est une maison établie près de chaque cour d'assises pour y renfermer les individus frappés d'une mise en accusation.
Source : Gallica

Charles Lucas De la réforme des prisons, ou De la théorie de l'emprisonnement… (1836-1838)

Nous écrivons et agissons toujours, sous l'inspiration d'une vocation aussi incapable de persévérer sciemment dans la voie de l'erreur, que de jamais faillir dans celle où elle croit rencontrer la vérité !
vient arracher la maison pénitentiaire, comme la maison d'arrêt, à ce labyrinthe, dans les sinuosités duquel le système de classification compose et décompose la catégorie, pour n'arriver à d'autre résultat que d'exagérer les dépenses de l'État, sans augmenter les garanties de la sécurité sociale.
Source : Gallica

Les prisons de Paris sous la Révolution… (1870)

Sorti d'une prison infecte, chacun de nous aimait à respirer un air plus pur et plus salubre et s'applaudissait de n'être plus sous les énormes verrous ni sous les grilles d'une maison de force. Les chambres n'étaient fermées qu'avec de simples loquets, les fenêtres dégagées de barreaux, et on ne s'apercevait qu'on était dans une maison d'arrêt que par le greffe et la grosse serrure de la porte d'entrée du bâtiment dans lequel on nous avait mis.
Source : Gallica

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