Hippolyte Mireur

Élements biographiques

Portrait de Hippolyte Mireur Hippolyte Mireur,  La syphilis et les assurances sur la vie… (1882)

“ On ne saurait nier, en effet, qu'en toute circonstance de la vie et de quelque cause qu'il s'agisse, le mot de syphilis constitue pour celui auquel il s'adresse, comme une circonstance aggravante. C'est là un sentiment involontaire dont on ne peut se défendre et dont on ne se rend même pas bien compte, quelque rang, quelque situation qu'on occupe. Ne serait-il vraiment pas regrettable que les membres d'un tribunal appelé à se prononcer entre une compagnie d'assurances et un assuré qu'un sort malheureux aurait frappé de syphilis, fussent accessibles à un tel sentiment ? ”
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Mireur Hippolyte Mireur,  La Syphilis et la prostitution dans leurs rapports avec l'hygiène… (1888)

“ Elles meurent sans avoir connu ces déceptions suprêmes auxquelles, par un sort inévitable, sont vouées celles qui restent. Avec leur jeunesse ont disparu leurs charmes, et avec leurs charmes l'élément essentiel de leur commerce. Elles ont du reste accompli leur tâche ; la maîtresse de maison s'est enrichie à leurs dépens. Qu'elles aillent maintenant, puisque la mort refuse de les prendre, peupler les bouges des barrières, ces ignobles bas-fonds de la débauche !
C'est là que des hommes dévoués au bien public, n'ont pas craint de descendre pour étudier , d'après nature, cette plaie sociale.
”
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Mireur Hippolyte Mireur,  La syphilis et les assurances sur la vie… (1882)

“ Quand un homme, atteint d'une maladie vénérienne contagieuse, est assez coupable pour tout sacrifier à l'assouvissement de ses instincts, c'est qu'il a perdu tout sentiment de dignité et qu'il ne conserve plus aucun respect de lui- même. Peut-être cependant existe-t-il encore au fond de son âme quelque trace de ce sentiment involontaire qu'on appelle le remords et qui est le châtiment moral des crimes que la justice des hommes ne peut atteindre. C'est à ce reste de sentiment que le médecin a le droit de faire appel. ”
Source : Gallica

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