Résumé

Portrait de Hippolyte Mireur Hippolyte Mireur La syphilis et les assurances sur la vie… (1882)

On ne saurait nier, en effet, qu'en toute circonstance de la vie et de quelque cause qu'il s'agisse, le mot de syphilis constitue pour celui auquel il s'adresse, comme une circonstance aggravante. C'est là un sentiment involontaire dont on ne peut se défendre et dont on ne se rend même pas bien compte, quelque rang, quelque situation qu'on occupe. Ne serait-il vraiment pas regrettable que les membres d'un tribunal appelé à se prononcer entre une compagnie d'assurances et un assuré qu'un sort malheureux aurait frappé de syphilis, fussent accessibles à un tel sentiment ?
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Mireur Hippolyte Mireur La syphilis et les assurances sur la vie… (1882)

Quand un homme, atteint d'une maladie vénérienne contagieuse, est assez coupable pour tout sacrifier à l'assouvissement de ses instincts, c'est qu'il a perdu tout sentiment de dignité et qu'il ne conserve plus aucun respect de lui- même. Peut-être cependant existe-t-il encore au fond de son âme quelque trace de ce sentiment involontaire qu'on appelle le remords et qui est le châtiment moral des crimes que la justice des hommes ne peut atteindre. C'est à ce reste de sentiment que le médecin a le droit de faire appel.
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Mireur Hippolyte Mireur La syphilis et les assurances sur la vie… (1882)

En effet, à côté de ces syphilis de légère et de moyenne intensité, il existe certains cas de véroles graves, dont l'action funeste sur l'état général et même sur la vie est incontestable. Ce sont ces syphilis, heureusement fort rares de nos jours, qui, nous le disions plus haut, ébranlent et abattent les plus robustes constitutions ; ces syphilis, dont les effets destructeurs sont sans limites, et dont le virus empoisonne sans merci, sans trève ni repos, toutes les parties du corps, et trop souvent, hélas ! les organes essentiels à la vie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature