Résumé

Paul-Hilarion Philouze Manuel du contrat d'assurance. Assurances contre l'incendie… (1879)

Quel est l'assureur? Chacun des sociétaires vient-il contracter individuellement avec le nouvel assuré? Évidemment non. C'est la Société qui s'oblige, représentée par son directeur. L'assuré s'engage à payer chaque année une certaine somme, que l'on nomme cotisation. L'universalité des sociétaires promet, par l'entremise du directeur, de lui compter une indemnité en cas de sinistre. Ainsi, toute Société mutuelle a le droit d'exiger de chacun de ses membres le versement d'une cotisation annuelle et le devoir d'indemniser ceux qui ont été victimes d'un sinistré, du préjudice par eux éprouvé.
Source : Gallica

Paul-Hilarion Philouze Manuel du contrat d'assurance. Assurances contre l'incendie… (1879)

L'assurance ne devant jamais devenir, pour celui qui la souscrit, une occasion de bénéfice, la Compagnie paiera seulement la valeur vénale des choses assurées à l'instant du sinistre. Elle est liée dans cette limite. Si donc les parties n'ont pas déterminé d'avance la somme jusqu'à concurrence de laquelle l'assureur entend indemniser l'assuré, il devra le prix entier de la chose, quand même des circonstances fortuites seraient venues accroître sa valeur. Si, comme il arrive généralement, le chiffre de l'assurance a été fixé, l'assuré ne peut rien réclamer au-delà de la somme convenue.
Source : Gallica

Paul-Hilarion Philouze Manuel du contrat d'assurance. Assurances contre l'incendie… (1879)

Le vendeur ne peut pas céder à l'acquéreur son droit à l'indemnité. Le fait même de la vente lui enlève tout intérêt à la conservation de la chose assurée, et par suite doit amener la chute du contrat. D'ailleurs, il n'a pas le droit d'imposer aux assureurs un nouvel assuré. La Compagnie demanderait vainement à l'acquéreur le paiement du prix de l'assurance contractée avec le vendeur. Si, en fait, l'acquéreur continue de verser les primes ou cotisations, et si l'assureur les accepte, nous devons voir là une nouvelle convention très-valable, puisque le contrat d'assurance est consensuel.
Source : Gallica

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