Résumé

Jean Hémard Les rapports des sociétés d'assurances mutuelles avec leurs adhérents et avec les tiers… (1936)

Mais, fidèle à notre méthode, nous ne perdrons pas de vue que la mutuelle, si elle est une société, est d'abord une société d'assurances et que c'est l'assurance mutuelle qui doit dominer. La constitution d'une société est une nécessité pour que l'assurance mutuelle fonctionne, mais son but — comme celui de ceux qui adhèrent — est l'assurance. Aussi, dès qu'ils ont passé un contrat avec la mutuelle, leur qualité d'assuré doit-elle l'emporter sur celle d'associé.
Source : Gallica

Jean Hémard Les rapports des sociétés d'assurances mutuelles avec leurs adhérents et avec les tiers… (1936)

La prime est le prix moyennant lequel l'assureur prend en charge le risque (2) ; on l'appelle cotisation, dans l'assurance mutuelle, et cette différence de nom recouvre des caractères différents. Sans doute, l'évolution subie par les mutuelles depuis le début du XIX" siècle a rapproché la cotisation de la prime, mais la cotisation reste autre. Comme la prime, la cotisation est le prix du risque, mais en plus elle est la limitation de la responsabilité des adhérents, ce que ne peut être évidemment la prime payée à une compagnie, totalement distincte de ses assurés.
Source : Gallica

Jean Hémard Les rapports des sociétés d'assurances mutuelles avec leurs adhérents et avec les tiers… (1936)

Dans l'assurance à primes fixes, l'assuré achète à la compagnie, en échange de sa prime, la garantie d'un risque qu'il peut subir; il n'y faut voir rien de plus qu'une prestation vendue contre une autre, de même qu'on achète un objet ou qu'on passe un contrat de fourniture d'électricité. Il en est différemment dans l'assurance mutuelle; certes, l'adhérent contracte une assurance, comme l'assuré d'une compagnie, mais l'organisme avec lequel il va contracter, il en fait partie : il est à la fois un assureur et un assuré.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature