Ch. de La Prugne, Traité théorique et pratique de l'assurance en général… (1895)
“ De ce qu'il n'y a pas d'assurance sans risque, il résulte encore nécessairement que le risque doit être couru par l'assuré luimême. Il faut, en d'autres termes, que le risque existe non pas seulement in abstracto, à un point de vue absolu, mais encore d'une façon relative, c'est-à-dire par rapport à la personne appelée à bénéficier, le cas échéant, du contrat d'assurance. L'assurance de la chose d'autrui est licite, si l'assuré a un intérêt quelconque à la contracter. (Trib. Moulins, 4 février 1888; Pandectes françaises, n° 160.) L'intérêt en risque est la mesure forcée de l'assurance. ”
