Assurance décès

Définition et enjeux

Jean Réveillaud,  Le droit des héritiers de l'assuré en matière d'assurance sur la vie… (1903)

“ Et réparer un dommage, qu'est-ce, sinon fournir une indemnité équivalente au préjudice éprouvé? Ce point de départ établi, on ne voit pas pourquoi l'assurance sur la vie, qui serait appelée bien plus justement l'assurance contre le décès, — dans celle de ses formes du moins qui nous préoccupe exclusivement, — n'offrirait pas le même caractère. Voudrait-on soutenir qu'il y a une différence essentielle provenant de ce que la mort n'est point un sinistre imprévu, semant des ruines au hasard ? que chacun étant assuré de mourir, il ne peut être question de préjudice ou de réparation ? ”
Source : Gallica

Jules Rome,  Du contrat d'assurance sur la vie… (1868)

“ Une règle fondamentale, en effet, est que le contrat d'assurances ordinaire est essentiellement réparateur, et ne peut être une source de gain pour l'assuré. Or, est-ce que cette règle est applicable ? Voici un homme qui ne sait pas administrer sa fortune, qui la dissipe peut-être ; il contracte une assurance, moyennant laquelle telle somme lors de son décès devra être versée à sa succession; il meurt prématurément, et sa mort, loin de causer un dommage pécuniaire à sa famille, est un véritable bienfait pour elle. ”
Source : Gallica

Bourasset aîné,  Les Assurances sur la vie, contre l'incendie et contre les faillites… (1848)

“ Dans une Assurance en cas de mort, il faut le décès de la personne assurée pour que le bénéficiaire jouisse du contrat ; dans une Assurance en cas de vie, au contraire, il faut, par la même cause, l'existence de la personne assurée.
Or, l'assuré de cette catégorie, lors même qu'il aurait traité pour lui, pourrait fort bien désirer qu'au jour de son décès les sommes qu'il se trouverait avoir versées à la Compagnie retournassent à ses héritiers.
”
Source : Gallica

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