Résumé

Charles Defrénois Traité pratique du contrat d'assurance sur la vie… (1887)

L'assurance en cas de vie, contractée pour une somme payable à un tiers à une époque fixe, moyennant le versement de primes annuelles pendant toute la durée de l'assurance, n'est assujettie à aucun droit de mutation lors, du décès du souscripteur. La transmission du capital assuré ne s'opère pas par l'événement de son décès; c'est l'existence du bénéficiaire au jour fixé qui seul rend exigible le montant de l'assurance à la condition que les primes aient été régulièrement payées jusqu'à cette époque.
Source : Gallica

Charles Defrénois Traité pratique du contrat d'assurance sur la vie… (1887)

Suivant un second système, la femme a droit à la totalité du capital assuré, à titre de libéralité, sans récompense; mais le montant de l'assurance est rapportable fictivement à la masse de la succession de l'assuré pour le calcul de la quotité disponible. On considéré la stipulation au profit de la femme, comme ayant les mêmes caractères et les mêmes effets qu'au profit d'un tiers. L'article 1422 permet, en effet, au mari de disposer des biens de la communauté à titre gratuit et particulier au profit de toute personne.
Source : Gallica

Charles Defrénois Traité pratique du contrat d'assurance sur la vie… (1887)

Cette assurance est sa propriété absolue durant sa vie ; son mari n'y a aucun droit. Si la femme meurt avant son mari en laissant des enfants, la police appartient à ceux-ci comme toute autre propriété personnelle et elle ne peut leur être enlevée autrement que s'il s'agissait d'actions de la banque et autres propriétés personnelles. Si la femme meurt sans enfants, la police suit le sort des autres propriétés personnelles de même nature qu'elle laisse à son décès et l'hérédité est dévolue d'après les lois qui régissent les successions personnelles.
Source : Gallica

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