Jules Rome

Jules Rome,  De l'action paulienne en droit romain et en droit français… (1866)

“ Le bien aliéné, dit-on, rentre dans le patrimoine, il devient dès lors le gage commun de tous les créanciers, mais c'est là précisément qu'est la question ; le bien rentre-t-il dans le patrimoine erga omnes ou seulement d'une façon relative ? L'action Paulienne n'est pas une action en nullité, l'acte attaqué reste toujours debout ; le débiteur avait droit de le faire*; le législateur ne veut pas laisser les créanciers sans ressource en présence de la fraude de leur débiteur, il leur accorde une sorte de recours prétorien, en paralysant à leur égard les effets de l'acte incriminé ”
Source : Gallica

Jules Rome,  Du contrat d'assurance sur la vie… (1868)

“ Or la fraude ne se présume pas; on peut la faire valoir par voie d'exception, mais on ne peut pas exiger que le demandeur prouve non-seulement son droit, mais l'absence de fraude. C'est faire une part trop large à l'assureur, c'est faire brèche en sa faveur aux vrais principes du Code en matière de preuve.
Notre raisonnement est bien simple ; le demandeur est obligé de prouver son droit, mais la bonne foi des parties contractantes est toujours présumée ; ce qu'on doit prouver, c'est la fraude. Je crois donc que le bénéficiaire n'a à démontrer qu'une chose, le décès de l'assuré.
”
Source : Gallica

Jules Rome,  Du contrat d'assurance sur la vie… (1868)

“ Du fait de l'assurance, il ne résulte en réalité à la charge du contractant qu'une seule obligation, le paiement des primes ou de la prime..
On ne peut considérer comme une obligation résultant de l'assurance le devoir pour le contractant, lorsqu'il est en même temps l'assuré, de ne pas attenter à ses jours. C'est une loi que la religion et la morale font à tout homme honnête, et qui existe indépendamment de l'idée de contrat d'assurance.
”
Source : Gallica

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