Gaston Lavalley, Insuffisance de nos lois contre la calomnie… (1889)
“ Pour combattre cette objection, donnons-lui un corps ; nous verrons mieux notre adversaire. Primus a dit hautement devant plusieurs personnes que Secundus a commis un vol ; Secundus intente à Primus une action en calomnie. De toutes les preuves apportées au procès, il ressort que le fait allégué est vrai ; il en ressort aussi cet autre fait, non moins certain, que Primus n'a exposé Secundus au mépris de ses concitoyens que dans le but condamnable de satisfaire sa haine, ou simplement son envie de faire le mal. La méchanceté de Primus aurat-elle son châtiment? ”
