Résumé

Édouard Goumy Étude sur la vie et les écrits de l'abbé de Saint-Pierre… (1859)

Le dogme de l'immortalité de l'âme est, pour l'abbé de Saint-Pierre, le saint des saints, parce qu'il est la plus utile, à ses yeux, de toutes les vérités. L'abbé n'en fait rien moins que le maître ressort de la vie humaine; et voici comment : si l'homme a la persuasion que le bien qu'il fera lui vaudra non-seulement le bonheur dans ce monde, mais un bonheur infiniment plus grand et plus durable dans l'autre vie, n'est-il pas évident qu'il ne fera jamais que le bien?
Source : Gallica

Édouard Goumy Étude sur la vie et les écrits de l'abbé de Saint-Pierre… (1859)

Or, la médecine qui pourrait être si utile, qui pourrait diminuer la moyenne de la mortalité et augmenter celle de la vie, « la médecine, dit l'abbé, est encore dans l'enfance. Il est étonnant que depuis plus de deux mille ans, avec le secours de ce nombre prodigieux d'observations et d'expériences faites et écrites depuis Hippocrate, nous n'ayons pas présentement dans une science si utile aux hommes, un seul auteur qui soit autant au-dessus d'Hippocrate, en médecine, que Descartes, mort en 1654, est au-dessus d'Aristote en physique et au-dessus d'Archimède en géométrie.»
Source : Gallica

Édouard Goumy Étude sur la vie et les écrits de l'abbé de Saint-Pierre… (1859)

L'abbé voit qu'il n'y a de véritable et complète société entre l'homme et la femme que quand il y a société entre leur intelligence. Quand on prend une femme, comme les Romains du vieux temps, pour avoir des enfants, liberorum suscipiendorum causa, on n'a qu'une chose à lui demander, la santé. Mais quand on veut trouver en elle la véritable compagne de toute sa vie, il faut bien lui demander autre chose. Aussi, bien éloigné des scrupules excessifs de Fénelon, l'abbé ouvre-t-il la science aux femmes. Il ne se contente plus pour elles d'un peu d'histoire, de géographie et d'arithmétique.
Source : Gallica

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