Résumé

Le Portefeuille de Mme Dupin, dame de Chenonceaux… (1884)

Jamais femme n'a été plus adulée, plus enviée ; tout lui souriait, elle vivait dans une atmosphère d'hommages et de plaisirs, mais tout cet encens ne lui fit jamais tourner la tête; en inspirant l'amour elle a toujours su imposer le respect.
Elle eut beaucoup d'amis, elle n'eut jamais d'amant : sa sagesse venait de la droiture de son esprit, de la saine bonté de son cœur; elle reportait à son mari tout le bonheur et toutes les jouissances dont il l'entourait avec un soin si délicat et si parfait ; elle fut une mère tendre et dévouée, et l'éducation de son fils fut sa plus vive préoccupation.
Source : Gallica

Le Portefeuille de Mme Dupin, dame de Chenonceaux… (1884)

Son guide et son conseil, celui qui possédait toute sa confiance, était un vieillard, l'abbé de Saint-Pierre; ce bon abbé, fier d'une telle amitié, lui donnait tout son temps, et il lui conserva jusqu'à sa mort l'affection la plus vive. « Madame Dupin était une des trois ou quatre jolies femmes de Paris dont le vieux abbé de Saint-Pierre avait été l'enfant gâté, » dit J.-J. Rousseau dans ses Confessions. Les lettres de cet homme excellent, qui avait la passion du juste et du meilleur en toutes choses, feront mieux connaître madame Dupin que tout que ce que nous pourrions dire.
Source : Gallica

Le Portefeuille de Mme Dupin, dame de Chenonceaux… (1884)

C'est un effet de l'amitié d'animer tout entre les amis, c'en est un autre de procurer un calme plein de douceur. Dans la société ordinaire on recherche son esprit, on cherche à témoigner de l'empressement, on est souvent embarrassé de ce qu'on dit et de ce qu'on ne dit pas ; dans l'amitié, tout s'arrange naturellement, et, dans quelque situation qu'on se trouve, on est toujours bien avec son ami : la joie est plus ou moins vive, elle se produit ou elle reste intérieure, mais elle se nourrit et s'accroît de la liberté qu'elle a de paroître ou de ne se pas montrer.
Source : Gallica

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